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Saturday, 13 October 2012

Malala: la police arrête des suspects






Prière en hommage à Malala à Karachi.
PHOTO ASIF HASSAN, AFP

SHERIN ZADA
Associated Press
Mingora, Pakistan

Publié le 12 octobre 2012 à 17h07

Plusieurs suspects ont été arrêtés à la suite de la tentative de meurtre dont a été victime la jeune Pakistanaise qui défend l'enseignement pour les filles et combat les extrémistes religieux, a annoncé vendredi la police de Mingora.

Malala Yousufzai, âgée de 14 ans, a été attaquée mardi par des talibans à Mingora, dans la vallée de Swat, alors qu'elle rentrait de l'école dirigée par son père, lui aussi un militant pour l'éducation des filles. Un homme est monté dans l'autobus scolaire et lui a tiré une balle dans la tête et une autre dans la nuque, blessant également deux autres écolières.

Les individus qui auraient organisé l'attaque ne font pas partie des suspects arrêtés, a toutefois précisé le ministre de l'Intérieur, Rehman Malik.

L'adolescente pakistanaise se trouvait dans un état satisfaisant, vendredi, mais elle reste maintenue dans un coma artificiel et sous respirateur, selon l'armée.

Les prochains jours seront déterminants dans l'évolution de son état de santé. «Sa tension artérielle est normale. Son rythme cardiaque est normal, et, grâce à Dieu, son état est satisfaisant», a déclaré le porte-parole de l'armée, le général Asim Saleem Bajwa.

Il a confirmé que l'adolescente avait été atteinte d'une balle dans la tête, mais il est encore trop tôt pour déterminer si cela aura des conséquences graves sur son cerveau.

L'adolescente avait été transférée jeudi vers un hôpital de Rawalpindi, ville jumelle d'Islamabad, la capitale. Deux médecins étrangers ont été sollicités. Le premier ministre pakistanais, Raja Pervaiz Ashraf, lui a rendu visiteL'attaque a horrifié les Pakistanais et la communauté internationale. Des manifestations ont eu lieu mercredi dans plusieurs villes du pays et des écoles ont fermé pour dénoncer l'attaque contre Malala.

Les talibans ont revendiqué la tentative de meurtre, en accusant Malala Yousufzai de promouvoir la mentalité occidentale. Selon un porte-parole des talibans, la décision de tuer la jeune fille avait été prise et planifiée il y a deux mois, après de nombreuses menaces formulées contre sa famille.

L'établissement scolaire que fréquente l'adolescente a rouvert vendredi dans une ambiance plutôt sombre. Des policiers avaient été mobilisés autour de l'école, mais de nombreux élèves ont préféré rester à la maison.

«Nous avons décidé d'ouvrir l'école après deux jours pour surmonter la peur qui a saisi les élèves après cette attaque», a expliqué l'un des enseignants, Zafar Ali Khan. «Le nombre d'élèves est faible aujourd'hui. Nous n'avons pas repris les cours, mais organisé un rassemblement pour prier pour Malala et les deux autres filles blessées.»

Malala Yousufzai est connue au Pakistan et dans le monde pour avoir dénoncé les atrocités commises par les talibans et pour sa défense du droit à l'éducation pour les filles.

L'an dernier, Malala a été sélectionnée pour le Prix international de la paix pour les enfants décerné par l'organisation néerlandaise KidsRights. Elle a reçu l'une des récompenses les plus prestigieuses du Pakistan pour son courage.

Monday, 17 September 2012

Christine Ockrent : Le Livre noir de la condition des femmes

Un livre difficile mais essentiel, que toute femme devrait lire. Je ne le citerai jamais trop.

Il s'agit d'une lecture pénible ( je n'en lis d'ailleurs que quelques pages à la fois), mais c'est un survol réaliste des conditions de vie des femmes sur la planète, à l'heure actuelle.



Voici ce qu'on peut lire sur le site internet de l'éditeur :

« Les femmes sont leur propre espoir, elles ne peu­vent comp­ter que sur elles-mêmes pour chan­ger la société. Chaque fois que nous fai­sons pro­gres­ser nos droits à toutes, l’huma­nité fait un pas vers un monde plus juste. A tra­vers ce livre, cette pho­to­gra­phie de la condi­tion des femmes aujourd’hui, cha­cune d’entre nous a l’occa­sion d’appren­dre ce qu’elle ignore, de décou­vrir ce qu’elle ne peut pas ou ne veut pas voir, et de par­ti­ci­per au combat pour un monde meilleur. » Christine Ockrent

Le Livre noir de la condi­tion des femmes nous offre, pour la pre­mière fois, la pho­to­gra­phie de la condi­tion des femmes dans le monde, aujourd’hui.

En préam­bule de sa Déclaration de 1993, l’ONU pro­clame l’urgence de l’appli­ca­tion aux femmes des droits et prin­ci­pes du genre humain : SECURITE, INTEGRITE, LIBERTE, DIGNITE, EGALITE. Cinq mots pour résu­mer ce qui devrait être garanti aux femmes, en ce début de troi­sième mil­lé­naire.

C’est autour de ces mots que Christine Ockrent et Sandrine Treiner ont sélec­tionné des sujets dont elles ont confié le déve­lop­pe­ment (sous forme d’arti­cles, d’ana­ly­ses trans­ver­sa­les, de repor­ta­ges mais aussi de por­traits d’hommes et de femmes opé­rant sur le ter­rain) à qua­rante auteurs – experts mon­dia­le­ment connus, cher­cheurs, pra­ti­cien, mili­tants, jour­na­lis­tes, venus de tous les hori­zons. Dans cette recher­che, elles ont béné­fi­cié du concours de Françoise Gaspard, socio­lo­gue à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, qui repré­sente la France au Comité CEDAW des Nations Unies, dont le rôle est de sur­veiller l’appli­ca­tion de la Convention contre toutes les dis­cri­mi­na­tions à l’égard des femmes. C’est ainsi que pen­dant deux ans, autour de leur trio, s’est cons­ti­tuée une com­mu­nauté de tra­vail inter­na­tio­nale, pas­sion­née, enthou­siaste.

Comment et pour­quoi les femmes sont-elles muti­lées, enfer­mées, dépla­cées, négo­ciées, mar­chan­dées, sou­vent avec la com­pli­cité tacite des Etats, même démo­cra­ti­ques ? Comment peut-il man­quer quatre-vingt-dix mil­lions de femmes en Asie ? Est-ce un hasard si le SIDA en Afrique tue aujourd’hui plus de femmes que d’hommes ? Pourquoi, en matière de viol et de vio­len­ces conju­ga­les, pri­vi­lé­gie-t-on les expli­ca­tions cultu­rel­les ou reli­gieu­ses dans les pays du Sud pour pré­fé­rer les causes d’ordre psy­cho­lo­gi­que et indi­vi­duel dans les pays du Nord ? Pourquoi les femmes sont-elles d’avan­tage bru­ta­li­sées lorsqu’elles sont ins­trui­tes et qu’elles accè­dent à l’auto­no­mie ? Pourquoi, par­tout, les femmes sont-elles les plus pau­vres d’entre les pau­vres… ?

Autant de ques­tions et de répon­ses pos­si­bles appor­tées dans cet ouvrage essen­tiel dont la lec­ture, à la fois bou­le­ver­sante et édifiante, ne lais­sera per­sonne indemne mais qui, au contraire, confor­tera chacun (cha­cune) dans une cer­ti­tude : il faut faire du combat pour les femmes une affaire per­son­nelle.



• Essai
• coordonné par Sandrine Treiner, postface de Françoise Gaspard
• Parution : 2 mars 2006
• 784 pages
• Format : 153 x 240 mm
• ISBN : 9782845632004

Les Saoudiennes vont pouvoir vendre des sous-vêtements

Le Monde.fr avec AFP | 04.01.2012 à 12h16


Les Saoudiennes vont pouvoir acheter leur lingerie sans la gêne de passer par des vendeurs masculins. Une décision royale autorise en effet les femmes à travailler dans ces magasins, une mesure décriée par les responsables religieux.

Dans ce royaume ultraconservateur où la ségrégation des sexes est strictement imposée, un décret du roi Abdallah est ainsi entré en vigueur mardi 3 janvier, imposant aux magasins de lingerie féminine de remplacer leurs vendeurs, généralement asiatiques, par des vendeuses saoudiennes. Le ministre du travail,Adel Faqih, a indiqué que plus de 7 300 magasins étaient concernés par cette décision, qui doit créer à terme jusqu'à 44 000 emplois pour les Saoudiennes.
"QUESTIONS SUR MES MENSURATIONS"

Cette décision a été précédée par une campagne menée sur Internet par des femmes exprimant leur ras-le-bol. "C'est une décision positive et courageuse. Comme beaucoup de femmes, j'étais embarrassée de devoir acheter mes dessous d'un homme me posant des questions sur mes mensurations", affirme Samar Mohammed, une institutrice de 37 ans. Les femmes ne pourront toutefois toujours pas essayer les sous-vêtements, les cabines d'essayage pour femmes étant prohibées dans le royaume.

"Fini, la gêne", proclamait pour sa part mardi sur sa page Fatima Qaroub, qui a lancé sur Internet une campagne réclamant la féminisation des emplois dans la lingerie féminine. Elle souligne que "les commerçants, au début, ont mal accueilli la décision des autorités, mais après avoir employé des femmes saoudiennes, certains ont même étendu l'expérience aux magasins d'habillement" en général.


"CONTACT DIRECT" AVEC LES GÉRANTS

La décision royale, qui s'appliquera dans un deuxième temps aux magasins de produits cosmétiques, rencontre l'opposition du mufti d'Arabie saoudite, cheikh Abel Aziz Al-Cheikh, qui a estimé lors de son sermon vendredi que cela mettrait les vendeuses "en contact direct" avec les hommes gérant ces magasins. "Les femmes vont vendre et compter l'argent", ce qui est "contraire à la religion", a-t-il ajouté.

Une précédente décision permettant aux Saoudiennes de travailler dans les magasins de lingerie, prise il y a trois ans, avait déjà été bloquée par les religieux conservateurs, qui s'opposent au travail des femmes dans plusieurs secteurs d'activité pour empêcher la mixité.

Thursday, 23 August 2012

Dans le journal aujourd'hui

KENYA
Au moins 52 morts dans des affrontements ethniques

AFP
22/08/2012 08h43

NAIROBI - Au moins 52 personnes, dont une majorité de femmes et d'enfants, ont été massacrées à la machette ou brûlées vives dans la nuit de mardi à mercredi par des hommes armés qui ont attaqué une communauté rivale dans le sud-est du Kenya, a déclaré la police locale.

«Quatre autres personnes sont décédées (de leurs blessures), en plus des 48 qui étaient mortes sur place,» a affirmé Joseph Kitur, chef-adjoint de la police de la Province côtière où s'est produite l'attaque. Il faisait référence au précédent bilan de 48 morts fourni par les forces de l'ordre.

Il s'agit de l'attaque à caractère ethnique la plus meurtrière au Kenya depuis les violences post-électorales de fin 2007 et début 2008.

Selon M. Kitur, le raid a été mené dans le district rural de Tana River, à quelque 300 km au sud-est de la capitale Nairobi, par des hommes Pokomo contre des villageois Orma, deux communautés rivales depuis des années.

Parmi les victimes, figurent au moins 31 femmes et 11 enfants, avait indiqué plus tôt mercredi M. Kitur. «C'est un évènement terrible, 34 personnes ont été tuées à coups de machettes et 14 autres ont été brûlées vives», avait-il ajouté, précisant que des habitations avaient aussi été incendiées.

«Notre enquête montre que ce sont les Pokomo qui ont attaqué des Orma vivant sur une île», a-t-il précisé.

Mais selon un député local, Danson Mungatana, l'attaque de mardi soir était un acte de représailles.

Il y a une dizaine de jours, des Orma auraient tué trois Pokomo. Des membres de la communauté Pokomo auraient alors massacré près de 200 têtes de bétail d'Orma, qui auraient à leur tour de nouveau attaqué des villages Pokomo et brûlé plus de 100 maisons, a-t-il raconté.

Présence policière renforcée

Toujours selon le député, la présence policière a été accrue dans la région depuis les derniers affrontements.

«Les affrontements autour de questions de pâturage sont fréquentes dans cette région,» a commenté le porte-parole de la police nationale, Eric Kiraithe.

Les Pokomo sont essentiellement des agriculteurs sédentaires, installés le long de la rivière Tana. Les Orma sont eux majoritairement des éleveurs nomades.

Plus de 100 personnes avaient déjà été tuées en 2001 dans des affrontements entre ces deux communautés, liés à l'accès aux terres et à une rivière dans la même région. «Depuis, nous vivions dans une paix relative,» a affirmé M. Mungatana.

Les attaques entre communautés qui se disputent des terres de pâturage et des points d'accès à l'eau sont également fréquentes dans le nord et l'est du Kenya.

Fin 2007 et début 2008, des violences ethniques avaient déchiré le pays provoquées, elles, par la réélection contestée du président Mwai Kibaki contre Raila Odinga, devenu depuis Premier ministre, deux hommes forts de deux communautés différentes.

Plus de 1.000 personnes avaient été tuées et des centaines de milliers d'autres déplacées.




Jesus Painting Restoration Goes Wrong:
Well-Intentioned Old Lady Destroys 100 Year Old Fresco


The Inquisitr
Posted: August 22, 2012

The woman, in her 80s, completely destroyed the painting.

The BBC reports that the Jesus Christ fresco, Ecce Homo (Behold the Man) by Elias Garcia Martinez, had been in the church for over 100 years and had started to deteriorate due to moisture. The woman noticed that the painting needed a touch up so she brought her supplies to the church and started painting. Church officials didn’t realize what was happening until it was too late.

Juan Maria Ojeda, the City Councillor in charge of cultural affairs, said:

“I think she had good intentions. Next week she will meet with a repairer and explain what kind of materials she used…. If we can’t fix it, we will probably cover the wall with a photo of the painting.”

The BBC notes that the fresco wasn’t particularly valuable, but it did have plenty of sentimental value for the church.

Here’s a before and after photo of the Jesus Christ fresco.



Celebratory gunfire kills the groom at Kuwait wedding

Elizabeth Dickinson
The National

Aug 22, 2012

Kuwait City // A Kuwaiti groom was killed on his wedding day after his friend accidentally shot him.

The friend, who surrendered to police, shot Abdullah Al Khaldi, 24, inside a car that was taking the wedding party to the marriage celebration.

Mr Khaldi, who worked for the ministry of defence, died before reaching hospital.

The incident, in Al Jahra neighbourhood of Kuwait City, has reignited a debate about civilian possession of firearms, which is legal in Kuwait.

Several former opposition MPs blamed the government for Tuesday’s tragedy, saying the state had failed to crack down on arms caches held by citizens.

Dr Waleed Al Tabtabai, a former Salafist MP, called for a campaign to seize arms from civilians, similar to one that was launched the First Gulf War.

Between 1992 and 1994, the Kuwaiti government gave its security forces broad powers to enter private homes and collect weapons.

In 2007, the Small Arms Survey ranked the country 18th in the world for its high rate of civilian arms. It estimated that there were 630,000 small arms in the country, or 24.8 for every 100 citizens.
Saudi Arabia, Bahrain and Oman are also in the top 20 for civilian possession of guns.