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Tuesday, 3 June 2014

Actualités féministes - Juin 2014

Lu dans les journaux dernièrement :

Son mari avait tué sa première épouse

Publié le 29 mai 2014 à 11h13

Agence France-Presse
LAHORE, Pakistan


Le mari de la Pakistanaise enceinte lapidée par sa propre famille a admis jeudi avoir assassiné sa première épouse, nouveau rebondissement dans un drame qui suscite une vague d'indignation.

Farzana Parveen, 25 ans, avait été tuée mardi à coups de briques par des membres de sa famille sous le regard impassible de policiers devant le tribunal de Lahore (est), capitale de la province du Penjab.
La famille de Farzana lui reprochait de l'avoir «déshonorée» en se mariant contre leur gré à Mohammad Iqbal, un agriculteur de 45 ans, dans ce pays où les unions sont le plus souvent arrangées.
Mais ce dernier a confessé jeudi avoir jadis assassiné sa première épouse, par «amour» pour Farzana, donnant à ce drame familial shakespearien une tournure aussi inattendue que macabre.
«J'étais amoureux de Farzana et c'est à cause de cet amour que j'ai tué ma première femme... par strangulation», a-t-il déclaré à l'AFP dans un entretien téléphonique.
Le fils du couple avait à l'époque porté plainte contre son père, mais l'avait ensuite pardonné en échange du versement du «prix du sang». Une fois pardonné, le père a recouvré sa liberté.
«Iqbal a tué sa première épouse il y a six ans. Il avait été arrêté, puis relâché après avoir trouvé un compromis avec sa famille», a confirmé à l'AFP Zulfiqar Hameed, un responsable de la police enquêtant sur le meurtre de la jeune Farzana.
En liberté, le meurtrier a convaincu Farzana de l'épouser, mais après un accord initial la famille de la jeune femme a exigé le versement d'une dot plus généreuse, ce que Mohammad Iqbal a refusé, selon ce dernier.
Le couple s'est marié malgré le refus final de la famille de Farzana qui s'est sentie «déshonorée» par la jeune femme, et non le mari.
Le PM exige des mesures urgentes
Le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a demandé aux autorités de la province du Pendjab de «prendre des mesures immédiates» concernant ce crime «totalement inacceptable» survenu «devant la police».
Au Pakistan, près de 1000 femmes ou adolescentes ont été tuées l'an dernier pour avoir «déshonoré» leur famille, selon la Commission nationale des droits de l'homme, qui dénonce «l'impunité» dont jouissent les auteurs de ces meurtres.

Washington condamne un «meurtre haineux»

Les États-Unis ont condamné jeudi le «meurtre haineux». Le département d'État a déploré, dans un communiqué lu par sa porte-parole Jennifer Psaki, qu'il s'agisse d'«au moins le troisième soi-disant crime d'honneur (perpétré) au Pakistan cette semaine».
Le premier ministre Nawaz Sharif a demandé jeudi aux autorités provinciales de «prendre des mesures immédiates» concernant ce crime «totalement inacceptable» survenu «devant la police».
«Nous saluons les propos de hauts dignitaires pakistanais condamnant ce crime haineux et nous appelons à ce qu'on y réponde rapidement (...) en traduisant en justice ses auteurs», a dit Mme Psaki.
La diplomatie américaine a rappelé sa «grande préoccupation devant les violences infligées aux femmes et aux jeunes filles partout dans le monde, y compris au Pakistan».
«Nous sommes particulièrement inquiets d'une violence qui survient au nom de la tradition et de l'honneur, comme ce qu'on appelle les crimes d'honneur et autres actes violents injustifiables», a insisté la porte-parole américaine. Elle a toutefois salué «l'adoption par le Pakistan d'une législation protégeant le droit des femmes», demandant «sa mise en oeuvre complète (...) dans les régions rurales et tribales du Pakistan».
De fait, dans ce géant musulman d'Asie du Sud, des lois en vigueur depuis le début des années 2000 interdisent les mariages forcés et pénalisent les crimes d'honneur, mais se heurtent à des coutumes ancestrales ou à une interprétation rigoriste de l'islam.

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Il tue sa femme pour avoir cuisiné des lentilles alors qu'il voulait de la viande

AFP Publié le 

Saturday, 13 October 2012

Malala: la police arrête des suspects






Prière en hommage à Malala à Karachi.
PHOTO ASIF HASSAN, AFP

SHERIN ZADA
Associated Press
Mingora, Pakistan

Publié le 12 octobre 2012 à 17h07

Plusieurs suspects ont été arrêtés à la suite de la tentative de meurtre dont a été victime la jeune Pakistanaise qui défend l'enseignement pour les filles et combat les extrémistes religieux, a annoncé vendredi la police de Mingora.

Malala Yousufzai, âgée de 14 ans, a été attaquée mardi par des talibans à Mingora, dans la vallée de Swat, alors qu'elle rentrait de l'école dirigée par son père, lui aussi un militant pour l'éducation des filles. Un homme est monté dans l'autobus scolaire et lui a tiré une balle dans la tête et une autre dans la nuque, blessant également deux autres écolières.

Les individus qui auraient organisé l'attaque ne font pas partie des suspects arrêtés, a toutefois précisé le ministre de l'Intérieur, Rehman Malik.

L'adolescente pakistanaise se trouvait dans un état satisfaisant, vendredi, mais elle reste maintenue dans un coma artificiel et sous respirateur, selon l'armée.

Les prochains jours seront déterminants dans l'évolution de son état de santé. «Sa tension artérielle est normale. Son rythme cardiaque est normal, et, grâce à Dieu, son état est satisfaisant», a déclaré le porte-parole de l'armée, le général Asim Saleem Bajwa.

Il a confirmé que l'adolescente avait été atteinte d'une balle dans la tête, mais il est encore trop tôt pour déterminer si cela aura des conséquences graves sur son cerveau.

L'adolescente avait été transférée jeudi vers un hôpital de Rawalpindi, ville jumelle d'Islamabad, la capitale. Deux médecins étrangers ont été sollicités. Le premier ministre pakistanais, Raja Pervaiz Ashraf, lui a rendu visiteL'attaque a horrifié les Pakistanais et la communauté internationale. Des manifestations ont eu lieu mercredi dans plusieurs villes du pays et des écoles ont fermé pour dénoncer l'attaque contre Malala.

Les talibans ont revendiqué la tentative de meurtre, en accusant Malala Yousufzai de promouvoir la mentalité occidentale. Selon un porte-parole des talibans, la décision de tuer la jeune fille avait été prise et planifiée il y a deux mois, après de nombreuses menaces formulées contre sa famille.

L'établissement scolaire que fréquente l'adolescente a rouvert vendredi dans une ambiance plutôt sombre. Des policiers avaient été mobilisés autour de l'école, mais de nombreux élèves ont préféré rester à la maison.

«Nous avons décidé d'ouvrir l'école après deux jours pour surmonter la peur qui a saisi les élèves après cette attaque», a expliqué l'un des enseignants, Zafar Ali Khan. «Le nombre d'élèves est faible aujourd'hui. Nous n'avons pas repris les cours, mais organisé un rassemblement pour prier pour Malala et les deux autres filles blessées.»

Malala Yousufzai est connue au Pakistan et dans le monde pour avoir dénoncé les atrocités commises par les talibans et pour sa défense du droit à l'éducation pour les filles.

L'an dernier, Malala a été sélectionnée pour le Prix international de la paix pour les enfants décerné par l'organisation néerlandaise KidsRights. Elle a reçu l'une des récompenses les plus prestigieuses du Pakistan pour son courage.