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Thursday, 27 September 2012

Plus un homme en fait à la maison, plus il risque le divorce

(Encore un signe que bien des hommes ont peur des femmes éduquées qui ont du pouvoir économique)

Publié le 27 septembre 2012 à 09h01 | Mis à jour à 09h01
Agence France-Presse
Oslo

Au risque de faire jaser dans les chaumières, une étude norvégienne vient d'établir que plus les tâches ménagères étaient réparties équitablement dans un couple, plus les risques de divorce étaient élevés.

Selon l'institut de recherche en sciences sociales Nova, la proportion de divorces parmi les ménages qui partagent les tâches domestiques de manière équitable est environ 50% plus élevée que chez ceux où l'essentiel du travail est accompli par la femme.

«Plus un homme en fait à la maison, plus la proportion de divorces augmente», a expliqué jeudi à l'AFP Thomas Hansen, coauteur d'une vaste étude intitulée «L'égalité à la maison».

Pour les chercheurs, il n'y a aucun, ou presque aucun lien de causalité, et cette corrélation est plutôt un signe de la «modernité» des couples.

«Les couples modernes le sont à la fois pour ce qui est de la répartition des tâches et dans leur perception sur le mariage», moins sacralisée, a expliqué M. Hansen, soulignant qu'il s'agissait d'une question de «valeurs».

«Dans ces couples modernes, les femmes ont aussi souvent un niveau d'éducation élevé et un emploi bien rémunéré, ce qui les rend moins dépendantes économiquement de leur mari. Elles peuvent donc s'en sortir plus facilement en cas de divorce», a-t-il ajouté.

C'est seulement à la marge que la causalité entre divorces et répartition des tâches se retrouverait.

«Peut-être est-ce parfois vécu comme positif d'avoir des rôles bien répartis avec beaucoup de prévisibilité (...) où l'un n'empiète pas sur les platebandes de l'autre», a estimé M. Hansen.

«Ça peut générer moins de querelles alors qu'on peut plus facilement se chamailler si on a les mêmes rôles et si on a le sentiment que l'autre ne fait pas sa part», a-t-il ajouté.

En Norvège, pays épris de parité, l'éducation des enfants est généralement partagée de manière équitable entre le père et la mère (sept couples sur dix), a relevé M. Hansen qui s'exprimait d'ailleurs depuis un parc où il s'occupait des siens.

Mais, pour ce qui est des tâches ménagères, c'est encore essentiellement la femme, dans sept cas sur dix, qui en fait le plus.

Pourtant, l'étude fait aussi ressortir qu'elles se satisfont globalement de cette situation et que leur niveau de bonheur en général est très proche de celui des femmes de couples dits «modernes».

Monday, 17 September 2012

Christine Ockrent : Le Livre noir de la condition des femmes

Un livre difficile mais essentiel, que toute femme devrait lire. Je ne le citerai jamais trop.

Il s'agit d'une lecture pénible ( je n'en lis d'ailleurs que quelques pages à la fois), mais c'est un survol réaliste des conditions de vie des femmes sur la planète, à l'heure actuelle.



Voici ce qu'on peut lire sur le site internet de l'éditeur :

« Les femmes sont leur propre espoir, elles ne peu­vent comp­ter que sur elles-mêmes pour chan­ger la société. Chaque fois que nous fai­sons pro­gres­ser nos droits à toutes, l’huma­nité fait un pas vers un monde plus juste. A tra­vers ce livre, cette pho­to­gra­phie de la condi­tion des femmes aujourd’hui, cha­cune d’entre nous a l’occa­sion d’appren­dre ce qu’elle ignore, de décou­vrir ce qu’elle ne peut pas ou ne veut pas voir, et de par­ti­ci­per au combat pour un monde meilleur. » Christine Ockrent

Le Livre noir de la condi­tion des femmes nous offre, pour la pre­mière fois, la pho­to­gra­phie de la condi­tion des femmes dans le monde, aujourd’hui.

En préam­bule de sa Déclaration de 1993, l’ONU pro­clame l’urgence de l’appli­ca­tion aux femmes des droits et prin­ci­pes du genre humain : SECURITE, INTEGRITE, LIBERTE, DIGNITE, EGALITE. Cinq mots pour résu­mer ce qui devrait être garanti aux femmes, en ce début de troi­sième mil­lé­naire.

C’est autour de ces mots que Christine Ockrent et Sandrine Treiner ont sélec­tionné des sujets dont elles ont confié le déve­lop­pe­ment (sous forme d’arti­cles, d’ana­ly­ses trans­ver­sa­les, de repor­ta­ges mais aussi de por­traits d’hommes et de femmes opé­rant sur le ter­rain) à qua­rante auteurs – experts mon­dia­le­ment connus, cher­cheurs, pra­ti­cien, mili­tants, jour­na­lis­tes, venus de tous les hori­zons. Dans cette recher­che, elles ont béné­fi­cié du concours de Françoise Gaspard, socio­lo­gue à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, qui repré­sente la France au Comité CEDAW des Nations Unies, dont le rôle est de sur­veiller l’appli­ca­tion de la Convention contre toutes les dis­cri­mi­na­tions à l’égard des femmes. C’est ainsi que pen­dant deux ans, autour de leur trio, s’est cons­ti­tuée une com­mu­nauté de tra­vail inter­na­tio­nale, pas­sion­née, enthou­siaste.

Comment et pour­quoi les femmes sont-elles muti­lées, enfer­mées, dépla­cées, négo­ciées, mar­chan­dées, sou­vent avec la com­pli­cité tacite des Etats, même démo­cra­ti­ques ? Comment peut-il man­quer quatre-vingt-dix mil­lions de femmes en Asie ? Est-ce un hasard si le SIDA en Afrique tue aujourd’hui plus de femmes que d’hommes ? Pourquoi, en matière de viol et de vio­len­ces conju­ga­les, pri­vi­lé­gie-t-on les expli­ca­tions cultu­rel­les ou reli­gieu­ses dans les pays du Sud pour pré­fé­rer les causes d’ordre psy­cho­lo­gi­que et indi­vi­duel dans les pays du Nord ? Pourquoi les femmes sont-elles d’avan­tage bru­ta­li­sées lorsqu’elles sont ins­trui­tes et qu’elles accè­dent à l’auto­no­mie ? Pourquoi, par­tout, les femmes sont-elles les plus pau­vres d’entre les pau­vres… ?

Autant de ques­tions et de répon­ses pos­si­bles appor­tées dans cet ouvrage essen­tiel dont la lec­ture, à la fois bou­le­ver­sante et édifiante, ne lais­sera per­sonne indemne mais qui, au contraire, confor­tera chacun (cha­cune) dans une cer­ti­tude : il faut faire du combat pour les femmes une affaire per­son­nelle.



• Essai
• coordonné par Sandrine Treiner, postface de Françoise Gaspard
• Parution : 2 mars 2006
• 784 pages
• Format : 153 x 240 mm
• ISBN : 9782845632004

Les Saoudiennes vont pouvoir vendre des sous-vêtements

Le Monde.fr avec AFP | 04.01.2012 à 12h16


Les Saoudiennes vont pouvoir acheter leur lingerie sans la gêne de passer par des vendeurs masculins. Une décision royale autorise en effet les femmes à travailler dans ces magasins, une mesure décriée par les responsables religieux.

Dans ce royaume ultraconservateur où la ségrégation des sexes est strictement imposée, un décret du roi Abdallah est ainsi entré en vigueur mardi 3 janvier, imposant aux magasins de lingerie féminine de remplacer leurs vendeurs, généralement asiatiques, par des vendeuses saoudiennes. Le ministre du travail,Adel Faqih, a indiqué que plus de 7 300 magasins étaient concernés par cette décision, qui doit créer à terme jusqu'à 44 000 emplois pour les Saoudiennes.
"QUESTIONS SUR MES MENSURATIONS"

Cette décision a été précédée par une campagne menée sur Internet par des femmes exprimant leur ras-le-bol. "C'est une décision positive et courageuse. Comme beaucoup de femmes, j'étais embarrassée de devoir acheter mes dessous d'un homme me posant des questions sur mes mensurations", affirme Samar Mohammed, une institutrice de 37 ans. Les femmes ne pourront toutefois toujours pas essayer les sous-vêtements, les cabines d'essayage pour femmes étant prohibées dans le royaume.

"Fini, la gêne", proclamait pour sa part mardi sur sa page Fatima Qaroub, qui a lancé sur Internet une campagne réclamant la féminisation des emplois dans la lingerie féminine. Elle souligne que "les commerçants, au début, ont mal accueilli la décision des autorités, mais après avoir employé des femmes saoudiennes, certains ont même étendu l'expérience aux magasins d'habillement" en général.


"CONTACT DIRECT" AVEC LES GÉRANTS

La décision royale, qui s'appliquera dans un deuxième temps aux magasins de produits cosmétiques, rencontre l'opposition du mufti d'Arabie saoudite, cheikh Abel Aziz Al-Cheikh, qui a estimé lors de son sermon vendredi que cela mettrait les vendeuses "en contact direct" avec les hommes gérant ces magasins. "Les femmes vont vendre et compter l'argent", ce qui est "contraire à la religion", a-t-il ajouté.

Une précédente décision permettant aux Saoudiennes de travailler dans les magasins de lingerie, prise il y a trois ans, avait déjà été bloquée par les religieux conservateurs, qui s'opposent au travail des femmes dans plusieurs secteurs d'activité pour empêcher la mixité.