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Tuesday, 3 June 2014

Actualités féministes - Juin 2014

Lu dans les journaux dernièrement :

Son mari avait tué sa première épouse

Publié le 29 mai 2014 à 11h13

Agence France-Presse
LAHORE, Pakistan


Le mari de la Pakistanaise enceinte lapidée par sa propre famille a admis jeudi avoir assassiné sa première épouse, nouveau rebondissement dans un drame qui suscite une vague d'indignation.

Farzana Parveen, 25 ans, avait été tuée mardi à coups de briques par des membres de sa famille sous le regard impassible de policiers devant le tribunal de Lahore (est), capitale de la province du Penjab.
La famille de Farzana lui reprochait de l'avoir «déshonorée» en se mariant contre leur gré à Mohammad Iqbal, un agriculteur de 45 ans, dans ce pays où les unions sont le plus souvent arrangées.
Mais ce dernier a confessé jeudi avoir jadis assassiné sa première épouse, par «amour» pour Farzana, donnant à ce drame familial shakespearien une tournure aussi inattendue que macabre.
«J'étais amoureux de Farzana et c'est à cause de cet amour que j'ai tué ma première femme... par strangulation», a-t-il déclaré à l'AFP dans un entretien téléphonique.
Le fils du couple avait à l'époque porté plainte contre son père, mais l'avait ensuite pardonné en échange du versement du «prix du sang». Une fois pardonné, le père a recouvré sa liberté.
«Iqbal a tué sa première épouse il y a six ans. Il avait été arrêté, puis relâché après avoir trouvé un compromis avec sa famille», a confirmé à l'AFP Zulfiqar Hameed, un responsable de la police enquêtant sur le meurtre de la jeune Farzana.
En liberté, le meurtrier a convaincu Farzana de l'épouser, mais après un accord initial la famille de la jeune femme a exigé le versement d'une dot plus généreuse, ce que Mohammad Iqbal a refusé, selon ce dernier.
Le couple s'est marié malgré le refus final de la famille de Farzana qui s'est sentie «déshonorée» par la jeune femme, et non le mari.
Le PM exige des mesures urgentes
Le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a demandé aux autorités de la province du Pendjab de «prendre des mesures immédiates» concernant ce crime «totalement inacceptable» survenu «devant la police».
Au Pakistan, près de 1000 femmes ou adolescentes ont été tuées l'an dernier pour avoir «déshonoré» leur famille, selon la Commission nationale des droits de l'homme, qui dénonce «l'impunité» dont jouissent les auteurs de ces meurtres.

Washington condamne un «meurtre haineux»

Les États-Unis ont condamné jeudi le «meurtre haineux». Le département d'État a déploré, dans un communiqué lu par sa porte-parole Jennifer Psaki, qu'il s'agisse d'«au moins le troisième soi-disant crime d'honneur (perpétré) au Pakistan cette semaine».
Le premier ministre Nawaz Sharif a demandé jeudi aux autorités provinciales de «prendre des mesures immédiates» concernant ce crime «totalement inacceptable» survenu «devant la police».
«Nous saluons les propos de hauts dignitaires pakistanais condamnant ce crime haineux et nous appelons à ce qu'on y réponde rapidement (...) en traduisant en justice ses auteurs», a dit Mme Psaki.
La diplomatie américaine a rappelé sa «grande préoccupation devant les violences infligées aux femmes et aux jeunes filles partout dans le monde, y compris au Pakistan».
«Nous sommes particulièrement inquiets d'une violence qui survient au nom de la tradition et de l'honneur, comme ce qu'on appelle les crimes d'honneur et autres actes violents injustifiables», a insisté la porte-parole américaine. Elle a toutefois salué «l'adoption par le Pakistan d'une législation protégeant le droit des femmes», demandant «sa mise en oeuvre complète (...) dans les régions rurales et tribales du Pakistan».
De fait, dans ce géant musulman d'Asie du Sud, des lois en vigueur depuis le début des années 2000 interdisent les mariages forcés et pénalisent les crimes d'honneur, mais se heurtent à des coutumes ancestrales ou à une interprétation rigoriste de l'islam.

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Il tue sa femme pour avoir cuisiné des lentilles alors qu'il voulait de la viande

AFP Publié le 

Wednesday, 30 January 2013

Esclavage sexuel forcé

Réduite à l’esclavage sexuel

Michel Nguyen
Journal de Montréal
29 janvier 2013

Le procès de cinq proxénètes allégués s’ouvre au palais de justice

Pendant six mois, une ­Américaine de 25 ans a vécu l’enfer aux mains de ses proxénètes. Battue et violée à répétition, elle était aussi ­forcée de voler à l’étalage. Son arrestation l’aura finalement sauvée.

Ces faits, que la Couronne cherchera à prouver durant le procès de cinq hommes, seront «particulièrement difficiles à entendre», de l’aveu même de la poursuite. Au cœur de cette affaire se trouve un dénommé Evgueni ­«Genia» Mataev. L’homme de 39 ans fait face à des accusations de proxénétisme, de traite de personnes, d’agression sexuelle et de tentative de meurtre sur un client qui n’aurait pas payé une relation avec la femme, réduite à l’esclavage.

Esclave sexuelle

Sa proie, il l’a rencontrée à la fin de l’été de 2010, a relaté Me Pascal Dostaler, de la Couronne, hier. Mais la femme aurait vite découvert le vrai visage de Mataev. «Il fera d’elle son esclave, ­littéralement», a commenté le ­procureur.

Six mois d’enfer

Séquestrée, violée, vendue sur une base quotidienne et forcée de consommer des drogues dures, la femme a ­subi un véritable enfer, ­selon la preuve de la poursuite.Pour l’aider, quatre hommes dans la trentaine s’affairaient à exercer un contrôle sur la jeune femme, à des degrés différents.Vasilios «Billy» Mastoropoulos, Benjamin Oswald «Chino» Hernandez, Danial «Dan» Youssefi et ­Harold «My Nigga» Benoit ­subissent également leur procès.

Le calvaire de la jeune femme, dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication, ­aura commencé dans un ­appartement de ville Mont-Royal. Elle y est restée deux mois, a raconté Me Dostaler, ajoutant que, pendant un moment, elle avait été placée sous le joug d’une femme, elle aussi agressée par Mataev.

Tentative de meurtre

Elle sera ensuite emmenée à ­Côte-Saint-Luc, où se poursuivra son enfer, servant tantôt à des fins de lucre, tantôt tout bonnement au plaisir de ses bourreaux. Mataev se serait montré particulièrement violent avec sa victime, mais aussi avec les clients. En janvier 2011, il aurait ainsi tenté de tuer un homme qui n’avait pas payé une relation sexuelle avec la jeune femme. «Pour venger son honneur, il va le poignarder à deux reprises», a ­relaté la Couronne. Et, une fois le crime commis, la femme aurait étéforcée d’aller brûler les preuves sous un pont de Ville Saint-Pierre.

Sauvée par son arrestation

Elle aurait ensuite été confiée à Mastoropoulos. «Celui-ci est brutal et violent, et la force à commettre des vols dans des commerces», a révélé Me Dostaler.C’est lors d’un de ces vols que la jeune femme a été arrêtée par la ­police. Elle finit par se confier aux policiers, mettant ainsi fin à son ­calvaire.

La jeune femme devrait d’ailleurs venir témoigner devant la Cour, a annoncé Me Dostaler.

Le procès, qui se déroule au ­palais de justice de Montréal, est présidé par le juge Marc David, de la Cour supérieure du Québec.

Tuesday, 27 November 2012

25 novembre : Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

Agence QMI

Publié le 25 novembre 2012

12 jours d'action pour l'élimination de la violence envers les femmes


Des représentantes de groupes féministes ont brossé dimanche un portrait désolant et alarmant de la violence faite aux femmes, rappelant que le problème est loin d'être résolu au Québec.

Comme chaque année, des organisations féministes on lancé les 12 journées d'action pour l'élimination de la violence envers les femmes, campagne qui se déroule du 25 novembre (Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes) au 6 décembre. Commémorant la tuerie de 1989 à l'école Polytechnique, cette date est désormais journée de deuil national.

Évoquant ce triste anniversaire, mais aussi des tragédies plus récentes, comme l'affaire Shafia, Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec, a insisté sur le fait que la violence faite aux femmes demeure un problème d'actualité au Québec.

«On entend souvent dire que la violence envers les femmes est chose du passé, a-t-elle dit. Mais alors, comment explique-t-on qu'en 2012, au Québec, un organisme d'intervention comme SOS Violence conjugale reçoit encore plus de 25 000 demandes d'aide par année?»

Les cas de violence contre les femmes prennent plusieurs formes au Québec selon les porte-parole.

Par exemple, Vivian Michel, représentante de Femmes autochtones du Québec a rappelé les nombreux cas irrésolus de femmes autochtones disparues.

De son côté, Yasmina Chouakri, de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, a évoqué le manque de ressources disponibles pour ces femmes issues de l'étranger et qui, souvent, restent isolées dans leur communauté.

Enfin, les cas de violence sexuelle restent un enjeu majeur dans la province, selon ce qu'a affirmé Manon Monastesse, porte-parole de la Fédération de ressources d'hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec.

«Tant que cette violence envers les femmes, commise parce qu'elles sont femmes, existera, tout concept d'égalité entre les sexes ne reste qu'une illusion», a affirmé Rosa Pires, porte-parole du Regroupement québécois des Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel.

Pendant deux semaines, ces femmes engagées tenteront de sensibiliser les Québécois à cette problématique. Elles viseront particulièrement des préjugés et des comportements qui font encore des ravages au sein de la société québécoise.

«Les femmes sont victimes de violence pour plusieurs raisons, a dit Mme Conradi. Souvent, on ne les croit pas. On pardonne beaucoup aux hommes violents. Aussi, les femmes gardent trop le silence. Enfin, on propage encore des stéréotypes sexistes et racistes.»

Friday, 26 October 2012

Un policier accusé d'avoir voulu enlever des femmes pour les manger

Publié le 25 octobre 2012 à 16h07

Associated Press
New York

Un policier de New York a été accusé jeudi d'avoir voulu enlever, violer, torturer et tuer des femmes repérées sur Internet dans l'intention de les faire cuire et de manger des parties de leur corps.


Le policier Gilberto Valle, âgé de 28 ans, a été arrêté mercredi. Selon l'acte d'accusation, il menait une double vie et aurait envoyé plusieurs courriels et messages sur Internet à propos de son projet morbide.

Le FBI affirme avoir intercepté des courriels échangés entre le suspect et un complice non identifié «qui parlent de projets pour enlever, violer, torturer, tuer, cuire et manger des parties du corps de plusieurs femmes».

«Je pensais fixer des parties de son corps sur un dispositif (...) la faire cuire à feu doux, la garder en vie le plus longtemps possible», aurait écrit Gilberto Valle dans un courriel daté de juillet.

Dans d'autres conversations électroniques, M. Valle s'interrogeait de la façon dont faire entrer le corps d'une femme dans un four, remarquant que ses jambes devraient être pliées.

Il a également mentionné pouvoir fabriquer du chloroforme à la maison pour assommer ses victimes et a discuté comme une femme paraissait «appétissante».

«Ses jours sont comptés», avait-il écrit, toujours selon l'acte d'accusation.

D'après les éléments retrouvés dans son ordinateur, il avait répertorié au moins 100 femmes, inscrivant leur nom, leur âge et joignant des photos. Selon l'acte d'accusation, il affirmait connaître plusieurs d'entre elles, mais Gilberto Valle n'aurait pas fait de victime.

Certaines des informations avaient été obtenues en faisant un usage non-autorisé de banques de données policières.

Une des femmes visées a indiqué au FBI qu'elle connaissait M. Valle et qu'elle avait dîné avec lui en juillet, sans plus.

«Les accusations contenues dans cette plainte n'ont pas besoin d'être décrites plus précisément. Elles parlent d'elles-mêmes», a commenté la responsable du FBI à New York, Mary Galligan, dans un communiqué. «Ce serait un euphémisme de dire que les paroles et les actes de Valle sont choquants.»

En février, M. Valle aurait négocié la somme de 5000 $US pour kidnapper une femme. Il avait dit à l'acheteur qu'il aspirait devenir un kidnappeur professionnel.

«Je préférerais ne pas être impliqué dans le viol...je ne voudrais pas être tenté la prochaine fois que j'enlève une fille», aurait-il écrit à l'acheteur, toujours selon l'acte d'accusation.

C'est la femme du policier, de qui il était séparé, qui a alerté les autorités après avoir détecté ses troublantes activités sur Internet.

La page Facebook du policier présentait un tout autre visage. Elle comportait des photos de sa femme, souriante, d'une petite fille et d'un chiot. M. Valle disait respecter ses collègues et sa photo de profil était une ligne bleue, symbole d'hommage à un policier décédé en service.

Tuesday, 17 January 2012

Une Sainte Nativité : Projet d'exposition

Une Sainte Nativité


Cette installation est conçue pour être la dernière exposition de l’année et doit avoir lieu à compter de la mi ou de la fin novembre et doit se terminer à la fin décembre.  Il s’agit d’une version féministe de la naissance de l’enfant sauveur, en l’occurrence, Jésus.
Dans cette installation seront regroupés dessins, tableaux et décorations de Noël revisités en mode féministe.


Un sapin de Noël comme seule Céline B. La Terreur sait en faire (on peut voir son obsession pour la décoration de Noël dans la vidéo Christmas Trees for Dummies) trônera au centre de l’espace, illuminé par plus de 500 lumières blanches et décoré à première vue de façon traditionnelle, mais en l’approchant, on pourra y admirer de petites figurines de femmes aux rôles inspirants pour l’artiste (des dominatrices, des guerrières, des chasseresses, des saintes).


Autre pièce de consistance de cette œuvre : un tableau, qui sera disposé seul sur un mur, représentant la Sainte Nativité selon Céline B. La Terreur.  Dans ce tableau, tous les personnages seront féminins, à l’exception de celui du père de l’enfant, Joseph.  Dans les scènes de la Nativité traditionnelles, la Sainte Vierge (le seul personnage féminin de la Nativité) se tient agenouillée devant son enfant, les mains croisées sur le cœur, et Saint Joseph se tient debout, à ses côtés, une main déposée sur l’épaule de son épouse dans un geste protecteur.  Dans le tableau de Céline B. La Terreur, c’est Marie qui se tiendra debout en tant que pilier protecteur de la famille et son époux sera agenouillé, avec une expression d’adoration attendrie, devant l’enfant saint.  L’enfant saint, quant à lui, sera ici représenté par une fillette encore bébé complètement nue, reposant joyeusement sur un lit de paille, une auréole de lumière autour de la tête, et, tout comme son homologue Jésus, ses petites mains feront le geste de bénir le monde.  Les reines mages et la bergère seront témoins de ce moment sacré : la naissance miraculeuse d’un enfant de sexe féminin rempli de pouvoir.


Les autres  dessins et décorations/artefacts de l’installation seront des rappels et des clins d’œil à ce tableau.
L’installation sera orchestrée dans des tons de rouge, d’or, de noir et de vert, et offrira au spectateur un étonnant mélange de tradition et d’anarchie.


Cette installation met en valeur la naissance et l’importance de la vie féminine sur notre planète.  En 2012, des femmes sont encore brûlées vives par leurs maris lorsqu’ils souhaitent changer de compagne, des millions de fillettes sont jetées dans les rues en Asie, des femmes sont abandonnées par leurs époux au milieu de la brousse si elles ont été violées par des soldats, des femmes intelligentes n’ont pas le droit d’étudier ni de travailler, des femmes sont enterrées vivantes et lapidées dans plusieurs pays, des fillettes sont mutilées et violées…Toutes ces violences persistent envers les femmes parce qu’on les considère en tant qu’êtres vivants de seconde classe ; dans certains pays, elles sont d’ailleurs moins importantes que les animaux domestiques.[i]

L’installation « Une Sainte Nativité » est un hommage aux femmes, à leur beauté, à leur force et à leur présence lumineuse dans un monde où elles sont exagérément méprisées et violentées.



[i] Pour un survol international de la triste situation des femmes dans le monde actuel, consulter « Le livre noir de la condition des femmes », dirigé par la rigoureuse journaliste Christine Ockrent, avec la collaboration de 40 contributeurs.  Le lecteur pourra constater l’étendue tragique des violences subies par les femmes dans un très grand nombre de régions du monde.

Wednesday, 7 December 2011

2011 : Frapper les femmes au volant en Saoudie


Sur le Figaro : 




Les saoudiennes prennent le volant de la révolte


Par Delphine Minoui le 16 juin 2011 22h29 

Attention, femmes au volant ! Lancée sur facebook, la campagne Women2drive appelle les Saoudiennes à conduire, ce vendredi 17 mai, « jusqu'à la publication d'un décret royal autorisant les femmes à conduire ». La fronde des femmes du royaume, interdites de conduite, remonte au mois dernier.
Une informaticienneManal al-Charif est alors la première à braver l'interdit en postant sur YouTube une vidéo la montrant au volant (voir ci-dessus). Sacrilège ! La jeune femme est arrêtée, puis finalement libérée le 30 mai.
Mais ses mésaventures n'ont pas entamé la détermination de ses consoeurs. Au contraire : les voilà qui réitèrent, en arguant qu'aucune loi ne leur proscrit le volant, à l'exception d'une fatwa promulguée dans le Royaume dont les lois s'inspirent d'une version rigoriste de l'islam. Un parcours du combattant pourtant semé d'embûches. En guise de contre-offensive, des hommes ont déjà lancé la « campagne du Iqal », le cordon retenant le couvre-chef traditionnel. Demain, préviennent-ils, ils seront postés sur la route pour frapper les femmes qu'ils verront conduire.



http://blog.lefigaro.fr/iran/2011/06/les-saoudiennes-prennent-le-vo.html



Campagne Facebook Women2drive : 




Manal al-Sharif


Au sujet de 
Manal al-Sharif 


Manal al-Sharif is a women's rights activist from Saudi Arabia who helped start a women's right to drive campaign in 2011. A women's rights activist who had previously filmed herself driving, Wajeha al-Huwaider, filmed al-Sharif driving a car[6] as part of the campaign. The video was posted on YouTube andFacebook.[4][5] Al-Sharif was detained and released on 21 May[7] and rearrested the following day.[2] On 30 May, al-Sharif was released on bail,[8] on the conditions of returning for questioning if requested, not driving and not talking to the media.[9] The New York Times and Associated Press associated the women's driving campaign with the wider pattern of Arab world protests and the long duration of al-Sharif's detention with Saudi authorities' fear of protests.[10][11]

2011 women driving campaign

In 2011, a group of women including Manal al-Sharif started a Facebook campaign named "Teach me how to drive so I can protect myself"[4] or Women2Drive[5][2] that says that women should be allowed to drive. The campaign calls for women to start driving from 17 June 2011.[5] As of 21 May 2011, about 12,000 readers of the Facebook page had expressed their support.[4] Al-Sharif describes the action as acting within women's rights, and "not protesting".[2] Wajeha al-Huwaider was impressed by the campaign and decided to help.[6]
In late May, Al-Sharif drove her car in Khobar with al-Huwaider filming.[6] The video was posted to YouTube and Facebook. In the video, al-Sharif stated, "This is a volunteer campaign to help the girls of this country [learn to drive]. At least for times of emergency, God forbid. What if whoever is driving them gets a heart attack?" She was detained by the religious police (CPVPV) on 21 May and released after six hours.[7][4] As of 23 May 2011, about 600,000 people had watched the video.[7]
The YouTube video of al-Sharif's drive became inaccessible at its original location, the Facebook page for the campaign was deleted, and the Twitteraccount used by al-Sharif was "copied and altered". Supporters republished the original video and Facebook page and a summary of al-Sharif's five recommended rules for the 17 June campaign were published on a blog and by the New York Times.[18][19]
On 22 May, al-Sharif was detained again[7][5] and the Director General of Traffic Administration, Major-General Suleiman Al-Ajlan, was questioned by journalists regarding traffic regulations related to women driving. Al-Ajlan stated that the journalists should "put the question" to members of theConsultative Assembly of Saudi Arabia.[20] RTBF suggested that al-Sharif had been sentenced to five days' imprisonment.[2]
The New York Times described al-Sharif's campaign as a "budding protest movement" that the Saudi government tried to "swiftly extinguish".[10]Associated Press said that Saudi authorities "cracked down harder than usual on al-Sharif, after seeing her case become a rallying call for youths anxious for change" in the context of the 2010–2011 Middle East and North Africa protests.[11] Both news organisations attributed the long duration of al-Sharif's detention with Saudi authorities' fear of a wider protest movement in Saudi Arabia.[10][11]
On 23 May, another woman was detained for driving a car. She drove with two women passengers in Ar Rass and was detained by traffic police in the presence of the CPVPV. She was released after signing a statement that she would not drive again.[21] In reaction to al-Sharif's arrest, several more Saudi women published videos of themselves driving during the following days.[11]
On 24 May, Amnesty International declared al-Sharif to be a prisoner of conscience and called for her immediate and unconditional release.[12] On 26 May, authorities said that al-Sharif would remain in detention until 5 June 2011, according to lawyer Waleed Aboul Khair.[11] Al-Sharif was conditionally freed on 30 May. Her lawyer Adnan al-Saleh said that she was charged with "inciting women to drive" and "rallying public opinion". As of 31 May 2011, it is unknown whether or not the charges were dropped.[9] The conditions of Al-Sharif's release include bail,[8] returning for questioning if requested, not driving and not talking to the media.[9] As possible reasons for al-Sharif's early release, The National cited al-Sharif having written a letter to King Abdullah, 4,500 Saudis signing an online petition to the King, and "an outpouring of indignation and disbelief by both Saudis and critics abroad that Ms al-Sharif was jailed for something that is not a moral or criminal offence."[9]

[edit]2011 women prisoners campaign

Following her 30 May release from prison, al-Sharif started a Twitter campaign called "Faraj" to release Saudi, Filipino and Indonesian women prisoners in the Dammam women's prison who "are locked up just because they owe a small sum of money but cannot afford to pay the debt".[22] Al-Sharif said that the women prisoners were mostly domestic workers who remained in prison after completing their prison terms, because they could not pay their debts and because their former Saudi employers did not help to release them or fund their flights to return to their countries of origin. She referred to 22 Indonesian women and named four women needing help and stated the amount of their debts. She called for donations to be made directly to the director of the Dammam women's prison in order to reimburse the women's debts and free them.[23]

2009 : The Wall Street Journal about Indian women burnt to death

 Indian women burnt to death

Published by : Livemint - The Wall Street Journal
Thu, Mar 5 2009. 11:40 PM IST

A leading medical journal,The Lancet, published a paper earlier this week, which reveals the high burden of fire-related deaths in India. While the report is a damning indictment of fire-related deaths for young women—who are three times as susceptible as their male peers—it also indicates the glaring inaccuracies in mortality-related surveillance in India.

The numbers alone are a cause for worry. Fire-related deaths account for around a quarter of all deaths for women in urban areas between 15 and 34. And in rural settings, the figure is well above 10%. While public health scholars have long documented gender discrimination, these new figures, if correct, are some of the most glaring in recent memory.

The researchers at Harvard, Cambridge and Johns Hopkins Universities estimate 163,000 fire-related deaths in 2001, which is a whopping six times that reported by the police.
The implications of such a figure are staggering. There were about 117,100 maternal deaths in India in 2005, making it the focus of international aid related to maternal health; indeed, the United Nations named maternal health a Millennium Development Goal. But, as The Lancet authors note, “Our estimate of fire-related deaths is almost 50% higher than this number (of maternal deaths), and among women alone the estimates are comparable.”

While the authors note that it is difficult to determine the specific causes of deaths, previous studies—as they note—have identified three major clusters of explanations: kitchen-related accidents, self-immolation caused by poverty or domestic violence, and homicides related —in some capacity—to domestic violence. It is difficult to evaluate what can be done from here. These gendered fire-related deaths are inextricably linked to complicated socio-economic processes and cannot be solved with a simple quick fix.

But to start, an efficient, accurate and third-party injury surveillance system for India is necessary. It’s a shame that foreign-based academics are the ones reporting these numbers. And as they note, many in the police force are linked to lax registration of reports or accept routine bribes from families to avoid investigation. Police reporting cannot be trusted, and a third-party agency, which compiles all official interactions with hospitals or funeral homes, for example, is imperative.

Monday, 31 October 2011

Procès Shafia

J'ai du mal à croire que c'est arrivé en 2009 au Canada, à quelques heures de route de chez moi.  Et il y en a qui disent que le féminisme n'a plus de raison d'être.  C'est désolant.


Je copie cet article pour référence future.




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Dans le journal ce matin : 



Publié le 31 octobre 2011 à 06h31 | Mis à jour à 11h06

Procès Shafia: vie et mort de trois soeurs



(Kingston) «Chère Sahar, je ne sais pas ce que je vais faire si tu quittes cette maison un jour???? Je promets qu'avant de mourir, je vais faire en sorte que tous tes voeux se réalisent. Je souhaite qu'on ne soit jamais séparées. Best sisters»

Ces phrases touchantes écrites par Geeti, une préadolescente en admiration devant sa grande soeur Sahar, sont devenues pièce numéro 811-1, au procès de leurs parents et de leur frère aîné, accusés de les avoir tuées pour une question d'honneur le 30 juin 2009 à Kingston, avec leur soeur aînée Zainab, et la première épouse de leur père, Rona.

Une dizaine de jours après le début du procès pour quadruple meurtre à Kingston, de Mohammad Shafia, de son épouse Tooba, et de leur fils Hamed, La Presse trace un bref portrait des quatre femmes au destin tragique, à partir d'éléments dévoilés à ce jour au jury. Les informations proviennent notamment du discours d'ouverture de la procureure de la Couronne, Laurie Lacelle, et du journal personnel de Rona, dont La Presse a publié le portrait samedi. Ces faits restent à prouver. Les trois accusés se disent innocents.
La musique à la mode, l'attirance pour les garçons, les fringues dernier cri, et surtout ce cher téléphone portable, sans lequel la vie ne vaudrait pas la peine d'être vécue. En ce sens, la vie des trois soeurs Shafia, originaires d'Afghanistan, mais établies à Montréal avec leur famille depuis juin 2007, était semblable à celle de millions d'autres adolescentes.
Mais derrière cet apparent libéralisme se dressaient les principes d'une application stricte de la doctrine islamique en vigueur à la maison: interdiction de fréquenter des garçons, port du hijab à partir d'un certain âge, mariages arrangés par les parents, polygamie du père et toute-puissance de celui-ci, soumission à l'autorité du grand frère en l'absence du paternel...
Mais les parents pouvaient toujours parler, une fois sorties de la maison de Saint-Léonard, les filles n'en faisaient qu'à leur tête, tout en faisant quand même attention à ne pas se faire prendre, ou se faire dénoncer par un autre membre de la famille.
Mais voilà, le 17 avril 2009, un grand tremblement de terre a ébranlé la famille Shafia. C'est le jour où l'aînée des sept enfants, Zainab, 19 ans, a fui le domicile familial de Saint-Léonard, pour se réfugier dans une maison pour femmes en difficulté. Le geste était si téméraire, que quatre des enfants Shafia, dont Sahar et Geeti, ont appelé le 9-1-1 par crainte de la réaction du père, qui s'apprêtait à revenir de Dubaï. Cet appel aurait malheureusement eu peu de conséquences, comme on le verra au cours du procès. Mais pour le moment, voici un bref portrait des trois soeurs Shafia.

ZAINAB
Née le 9 septembre 1989. Premier enfant de la famille Shafia. Morte à 19 ans.
En 2008, alors qu'elle avait 18 ans, Zainab a fréquenté un garçon à l'insu de ses parents. Un jour, alors que toute la famille était absente, elle a invité le jeune homme à la maison. Hamed serait arrivé pratiquement sur leurs talons. À la demande de Zainab, le garçon est vite allé se cacher dans le garage. Mais Hamed l'a trouvé, et l'a mis dehors. Par la suite, Zainab aurait été retirée de l'école et confinée à la maison pendant près d'un an, selon le discours d'ouverture de la procureure de la Couronne.
Le 1er mai 2009, à l'incitation de sa mère Tooba, Zainab a quitté la ressource pour femmes en difficulté où elle vivait depuis deux semaines, et est revenue à la maison. Sa mère lui aurait promis qu'elle pourrait se marier au jeune homme qu'elle fréquentait à ce moment. Le 18 mai, une cérémonie religieuse a en effet été organisée dans une mosquée. Le lendemain, c'était la fête de mariage dans un restaurant. Le garçon s'y est présenté seul, sans aucun membre de sa famille pour l'accompagner. Il faut dire que la famille du garçon était elle-même contre ce mariage.
Tooba et Hamed ont fait comprendre à Zainab qu'elle s'apprêtait à commettre une grosse erreur. Zainab s'est laissée convaincre. Elle a dit au garçon que ce mariage affecterait la réputation de sa famille, et tous deux ont convenu d'annuler le mariage. Le même jour, des tractations ont été entreprises pour marier Zainab à un parent de Tooba. Pour Zainab, c'était le moyen de quitter la maison familiale, et elle a accepté. Le mariage devait avoir lieu assez rapidement, au début de l'été.
«Zainab était pressée de rentrer à Montréal pour se marier,», a fait valoir Mohammad Shafia, lorsqu'il a été interrogé par un policier de Kingston, le 30 juin 2009, quelques heures après la découverte des corps dans l'écluse.
Zainab se trouvait à la place du passager en avant dans la Nissan submergée. Elle flottait le dos au plafond.

SAHAR
Née le 22 octobre 1991, troisième enfant de la famille Shafia. Morte à 17 ans.
Quarante jours après avoir accouché de Sahar, sa mère, Tooba, l'a donnée en cadeau à Rona, première épouse stérile de Mohammad Shafia. «Tiens, elle est à toi. Tu vas t'en occuper», aurait dit Tooba.
Rona était folle de joie.
À Montréal, Sahar fréquentait une école de Saint-Léonard, et envisageait de devenir gynécologue. Elle avait un petit ami d'origine latino-américaine, qu'elle voyait secrètement. Sachant que ses parents seraient contre cette relation, elle envisageait de partir avec le garçon pour aller s'établir dans son pays à lui.
Sahar s'était confiée à certains professeurs à l'école, au sujet de la violence à la maison et du manque de liberté. Ses parents l'empêchaient parfois de venir à l'école et cela pouvait durer des jours. Elle se plaignait aussi que parfois, elle se sentait bien seule à la maison, car personne ne lui parlait. À certains moments, Sahar paraissait suicidaire.
Dans son journal, Rona raconte un de ces épisodes suicidaires, qui faisait suite à une querelle entre Sahar et sa mère Tooba, pour une question d'épluchage de patates. Fâchée que Sahar ait demandé à Geeti de lui apporter le sac de patates à éplucher, Tooba aurait vertement réprimandée Sahar, en lui disant qu'elle se servait des autres pour arriver à ses fins. Peu de temps après, Sahar a fait une mixture avec des comprimés pour purifier l'eau et l'a avalée. Affolée, Rona criait et se frappait elle-même en disant pourquoi tu as fait ça?
Rona a noté dans son journal que Tooba lui a répondu:
«Elle peut aller chez le diable. Laisse là se tuer.»
Rona et Sahar ont développé des liens très serrés qui ont perduré. Lors de la découverte de la Nissan au fond de l'écluse, elles étaient assises côte à côte sur la banquette arrière.
GEETI
Née le 30 novembre 1995. Sixième enfant de la famille Shafia. Morte à 13 ans.
Geeti la rebelle, qui défiait l'autorité, quelle qu'elle soit. Elle rentrait tard à la maison, s'est fait prendre à voler dans un magasin. À l'école, c'était la catastrophe. «Pas motivée, elle séchait des cours, si bien que lors du dernier semestre, elle a échoué trois des quatre matières enseignées. Il est aussi arrivé que les autorités de l'école la retournent à la maison, parce qu'elle portait des vêtements inappropriés et trop révélateurs.
Geeti voulait quitter la maison familiale le plus vite possible. Elle demandait à être placée par la Direction de la protection de la jeunesse. Elle en avait fait part à un travailleur de la DPJ, à la police, et à l'école. Même sa mère Tooba était au courant et ne savait plus quoi faire avec cette enfant. Secrètement, Geeti planifiait aussi de partir avec Sahar quand celle-ci quitterait la maison.
Geeti, la plus jeune des quatre victimes, flottait au-dessus de la place du conducteur dans la Nissan submergée. Son corps était entremêlé avec celui de sa soeur aînée, Zainab, a expliqué le policier plongeur qui a remonté les corps.