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Wednesday, 26 October 2011

Dossier : implants mammaires

Je retranscris ces articles rédigés par la journaliste Isabelle Maher pour référence future : 



Blindés contre les poursuites
ISABELLE MAHER
26/10/2011 08h36 
Les porteuses d'implants mammaires aujourd'hui ne pourront plus dire qu'elles n'ont pas été informées des risques. En mettant à leur disposition des mises en garde plus détaillées, les fabricants d'implants mammaires se sont blindés contre d'éventuelles poursuites.
Yves Lauzon est l'avocat qui a représenté 5 000 Québécoises qui en 1993 ont intenté un recours collectif contre des fabricants d'implants mammaires Dow Corning et Baxter.
«Parmi ces femmes il y avait des juges, des escortes, des mères de famille, des danseuses nues. Les implants mammaires ça concerne les femmes de toutes les classes sociales», affirme Me Lauzon.
L'avocat a écouté des centaines de femmes raconter toutes les complications qu'ont entraînées leurs implants mammaires au gel de silicone. Ce fut l'un des dossiers les plus marquants de sa carrière, confie-t-il. «Ces femmes avaient des problèmes d'asymétrie mammaire, de durcissement du sein, des bosses, des cicatrices qui ne guérissent plus», détaille-t-il.
«Ce qui m'a le plus touché, ce sont les dommages psychologiques, c'est plus pernicieux, poursuit-il. Plusieurs ont vu leur couple éclater, d'autres étaient très dépressives, atteintes dans leur féminité. Elles se sentaient flouées, plusieurs étaient très en colère. C'était triste», résume-t-il.
Dédommagement inévitable
Selon cet avocat spécialisé en recours collectif, le manque criant de données publiées par les fabricants sur les risques liés aux implants mammaires a rendu possible un règlement de plusieurs millions de dollars en faveur des plaignantes.
«Les fabricants n'ont pas eu le choix de dédommager les femmes car à l'époque, l'information sur les risques reliés aux implants mammaires était nettement insuffisante. Aujourd'hui, les femmes ont un meilleur accès à l'information sur les complications ce qui rendrait légalement beaucoup plus difficile un recours collectif maintenant», croit Me Yves Lauzon.
En feuilletant un dépliant de mise en garde récemment publié par Allergan, fabricant des implants au gel de silicone Natrelle, Me Lauzon observe une nette différence avec ces mêmes informations publiées avant 1993. «Incroyable, il y a une plus grande quantité d'informations, les fabricants ont retenu des expériences juridiques passées, constate-t-il. Et il y a tout cet effort de marketing», note-t-il.
Les fabricants d'implants ne sont pas les seuls à s'être mis à l'abri d'éventuelles poursuites. En avril 2009, Santé Canada a obtenu un jugement de la Cour Suprême stipulant que le ministère fédéral ne peut être tenu responsable des conséquences subies par les victimes d'implants mammaires au gel de silicone défectueux. La responsabilité incombe donc aux manufacturiers.
Les femmes auraient donc tout intérêt à lire les mises en garde du fabricant, plusieurs nous ont cependant confié ne pas l'avoir fait.
Me Lauzon craint que l'histoire ne se répète. «Près de 20 ans plus tard, la confiance envers les implants est revenue, le marché est aussi grand. Les femmes sont aussi avides de plaire. On retourne à la case départ», se désole-t-il.
* * *
SALINE OU SILICONE?
Nos reportages ont mis en lumière les risques reliés aux implants au gel de silicone, mais selon le chimiste Pierre Blais, des risques similaires se présentent avec les implants à l'eau saline. Des risques tels que:
l'effritement et la rupture de l'enveloppe de l'implant
le durcissement de la capsule

la fuite de la valve

la contamination des liquides

la pression sur les ligaments et les artères mammaires
HISTOIRE DES IMPLANTS CONTROVERSÉS
Milieu des années 40: Premières utilisations de la silicone par des prostituées japonaises.
1962: Les premières prothèses à la silicone développées par Dow Corning sont disponibles au Canada.
Débuts des années 90: De nombreuses porteuses d'implants rapportent de graves problèmes de santé: douleur, fatigue chronique, rupture de prothèse, infection, asymétrie, capsulite, mauvaise cicatrisation, bosses. Au Québec, on évalue à 50 000 le nombre de femmes qui portent des implants.
1992: Santé Canada et la FDA américaine retirent du marché les implants au gel de silicone, sauf pour les femmes qui détiendront une dérogation; 23 965 Canadiennes se sont prévalues de ce droit.
1993: Recours collectifs au Canada et aux États-Unis contre les fabricants d'implants mammaires Dow Corning, Baxter et Bristol-Myers Squibb.
1995: Bristol-Myers Squibb règle à l'amiable et s'engage à verser 28 M$ à 1 800 femmes au Québec et en Ontario, tandis que Dow Corning règle pour 52 M$.
2005: La FDA autorise le retour des implants au gel de silicone.
Octobre 2006: Santé Canada autorise le retour des implants au gel de silicone.

«Les femmes s'empoisonnent à leur insu»
ISABELLE MAHER
LE JOURNAL DE MONTRÉAL
25/10/2011 06h26 
«Regardez votre chirurgien dans les yeux et demandez-lui si les implants mammaires sont sécuritaires», conseille Bonnie O'Hearn à toutes les femmes qui songent à une augmentation mammaire.
La dame de 63 ans est convaincue que les implants mammaires qu'on lui a installés en 1978 lui ont volé sa santé. Depuis, son système immunitaire est à plat et sa vie se résume à une succession de rendez-vous chez le médecin. «Je me sens toujours fatiguée», confie-t-elle.
«Pourtant, un mois après l'augmentation, tout était beau, puis après, une petite bosse s'est formée, un liquide s'échappait de l'enveloppe dans mon système, explique-t-elle. Mes deux seins n'étaient plus pareils.»
Deux ans plus tard, un rapport de biopsie confirme que de la silicone avait migré dans le corps de Bonnie. «Dès les années 1980, j'ai commencé à avoir toutes sortes de petits bobos, je ne savais pas ce que c'était.»
D'autres tests ont démontré qu'elle avait de la silicone sous les aisselles, la cage thoracique et le système sanguin.
«J'avais toujours des maux de dos de plus en plus chroniques. On m'a dit que mes implants suintaient. En 1992, j'ai fait retirer mes implants, mais le mal était fait.»
Soutenir les femmes
Dans les années 1990, Bonnie O'Hearn a fondé une association pour soutenir les femmes qui avaient des ennuis de santé depuis leur augmentation mammaire. Elle a contribué à retrouver des victimes des implants dans le recours collectif contre le fabricant Dow Corning. Bonnie a reçu 15 000 $ à titre de dédommagement.
Aujourd'hui, elle a un peu baissé les bras. «Je n'ai plus d'énergie, plus de voix pour me battre, confie-t-elle. Mais je ne comprends pas pourquoi ces implants sont revenus sur le marché. Les fabricants sont incapables de démontrer qu'ils sont sécuritaires et efficaces.»
Selon Bonnie O'Hearn, les implants mammaires actuels empoisonnent les femmes à leur insu. «Ce qui m'écoeure, c'est que d'autres femmes vont se rendre malades parce que leur plasticien ne leur raconte pas la vérité.»
TAUX DE COMPLICATION
5 ANS APRÈS UNE AUGMENTATION MAMMAIRE
16,7%: réopération
7,6 %: retrait et remplacement de l'implant
4,3 %: rupture de l'implant
3,3 %: contraction capsulaire
7 ANS APRÈS UNE AUGMENTATION MAMMAIRE
30 %: réopération
15,5 %: contraction capsulaire
11,4 %: douleur dans le sein
11 %: retrait et remplacement de l'implant
SOURCE: ALLERGAN -FABRICANT DES IMPLANTS NATRELLE
«Ces cas méritent une enquête»
Inquiété par les révélations du Journal, le Collège des médecins pourrait déclencher une enquête sur le cas des certains chirurgiens.
«Si ces faits rapportés sont véridiques, ces cas méritent une enquête.Est-ce normal que l'on vous mente? La réponse est non», tranche le Dr Yves Robert, secrétaire du Collège des médecins du Québec (CMQ), dont la mission est de protéger le public et d'encadrer la pratique médicale, y compris celles des spécialistes en chirurgie plastique et esthétique.
«Il faut aussi voir pourquoi ces médecins ne divulguent pas les bonnes informations, vérifier s'ils le font sciemment dans le but de tromper le patient et de servir un intérêt commercial. C'est une hypothèse», précise le Dr Robert, qui ne s'est cependant pas montré sur-pris que des chirurgiens se font plutôt rassurants avec une patiente.
«Généralement, le chirurgien voit les avantages», explique-t-il.
L'Association s'étonne
Dans le but d'uniformiser les informations transmises aux patients avant des chirurgies comme l'augmentation mammaire, le CMQ pro-met la publication prochaine d'un guide à l'intention du public en collaboration avec l'Association des spécialistes en chirurgie plastique et esthétique.
«On travaille là-dessus», a confirmé son président, Dr Éric Bensimon, qui s'est dit très étonné d'apprendre que certains confrères livraient une information inadéquate.
«On ne vérifie pas la compétence de nos membres, ce n'est pas notre rôle de le faire», a-t-il indiqué.
Les implants mammaires dangereux, mais de plus en plus populaires.
Les chirurgiens-plasticiens ne disent pas tout, Le Journal leur a rendu visite en simulant une consultation.
Les fabricants de prothèses mammaires se sont mis à l'abri des poursuites.
Les chirurgiens ne disent pas tout
ISABELLE MAHER
JOURNAL DE MONTRÉAL
25/10/2011 06h26 
Malgré les risques que représentent les implants mammaires, des chirurgiens-plasticiens n'informent pas suffisamment leurs patientes des complications possibles, a constaté le Journal en visitant incognito le cabinet de plusieurs d'entre eux.
Muni d'une caméra cachée, le Journal a consulté sept chirurgiens-plasticiens, choisis au hasard, par mi les 110 membres de leur association québécoise. Pendant un mois, l'auteure de ces lignes s'est glissée dans la peau d'une patiente souhaitant obtenir une augmentation mammaire afin de vérifier si ces médecins informent adéquatement les femmes des complications possibles, comme l'exige leur code de déontologie.
Notre constat est pour le moins troublant: bien souvent, des chirurgiens privent les femmes de précieuses informations lorsque vient le temps d'expliquer les risques liés aux implants.
«La Cadillac des implants»
Notre visite la plus consternante a eu lieu dans le cabinet d'un chirurgien montréalais qui a emprunté le ton d'un vendeur.
«Ça, c'est la Cadillac des implants», a-t-il lancé, en affirmant que la rupture d'un implant était impossible, quoi qu'en disent les scientifiques cités dans notre édition d'hier.
«Pour l'allaitement et les mammographies, les implants ne posent aucun problème», a-t-il assuré. Ces affirmations sont démenties par les études publiées dans le dépliant du fabricant qu'il nous a lui-même remis à la fin de la consultation.
Risques minimisés
La question des risques reliés aux implants dérange plusieurs chirurgiens.
Certains tentent de les minimiser, alors que d'autres éludent habilement la question.
«Nous y reviendrons plus tard, laissez-moi d'abord vous montrer les différents modèles d'implants», a indiqué un chirurgien.
À deux reprises, la représentante du Journal a dû insister pour obtenir le dépliant d'informations contenant des statistiques précises sur les complications.
«Les chiffres des fabricants d'implants mammaires, c'est n'importe quoi» a laissé tomber un chirurgien.
Santé Canada
Et les risques de devoir subir une autre intervention chirurgicale après une augmentation mammaire?
Alors que le fabricant Natrelle affirme que cela arrive dans 30 % des cas, sept ans après la chirurgie, un seul médecin a répondu avec précision à la question.
«Les études parlent de 30 %, mais dans les faits je réopère seulement 10 % de mes patientes», a-t-il cependant soutenu.
Pour rassurer notre journaliste, un autre s'est appuyé sur le feu vert accordé aux implants par Santé Canada. Il a toutefois omis de préciser qu'Ottawa leur attribue actuellement le niveau de dangerosité IV, le plus élevé pour un produit disponible au pays.
Vu et entendu
Sur les risques de rupture de l'implant
CHIRURGIEN A: « Ce n'est pas possible que ça arrive, c'est un solide, impossible. »
CHIRURGIEN E: « Toutes les prothèses vont percer, c'est garanti. Le liquide va passer dans vos urines, vous allez faire un flat (crevaison). »
Ce que disent les études:
« Plus l'implant mammaire est vieux, plus il y a risque de rupture. Ce risque passe de 1 % à 16 % entre la première et la dixième année. »
SOURCE: PLASTIC AND RECONSTRUCTIVE SURGERY
Sur les risques de subir des chirurgies subséquentes
CHIRURGIEN C: « J'y arrive...mais j'aime mieux... En fait, euh... Une hémorragie. Mais ce n'est jamais arrivé. L'autre risque c'est une infection, mais ce n'est jamais arrivé. »
Ce que disent les études:
« Il faut s'attendre à subir d'autres interventions chirurgicales après une augmentation mammaire. Ce risque est de 15 % à 17 % au cours des trois premières années et double pratiquement sept ans plus tard ou après une seconde opération. »
SOURCE: LES FABRICANTS D'IMPLANTS MENTOR ET NATRELLE
Sur les maladies causées par la silicone dans le corps
CHIRURGIEN F: « Ce sont des maladies inventées par les avocats américains. »
Ce que disent les études:
« Certaines femmes croient que l'implant mammaire peut causer une maladie systémique, auto-immune ou du tissu conjonctif. Il n'y a, à ce jour, aucune preuve à cet effet. »
SOURCE: SANTÉ CANADA

Des implants dangereux
ISABELLE MAHER
24/10/2011 04h15 
Pendant que le nombre d'augmentations mammaires explose en Amérique du Nord, d'éminents scientifiques interrogés par le Journal sonnent l'alarme. Ils affirment que les implants disponibles sur le marché, au Canada, ne sont pas sécuritaires. À leur avis, les femmes qui les choisissent jouent à la roulette russe.
Cauchemar de milliers de femmes dans les années 1990, bannis par Santé Canada en 1992 et réhabilités, il y a cinq ans, les implants mammaires au gel de silicone soulèvent de vives inquiétudes. Les fabricants d'implants Natrelle et Mentor, les seuls autorisés au pays, prétendent qu'ils ont amélioré leur produit, mais des experts affirment le contraire.
«Ils ont fait quelques petites modifications cosmétiques, mais au final c'est la même technologie, le même produit, les mêmes problèmes qu'avant», affirme Pierre Blais, chimiste et ancien conseiller scientifique pour Santé Canada.
Au cours de sa carrière, l'homme a analysé plus de 16 000 prothèses mammaires retirées du corps des femmes. Aujourd'hui, il dirige Innoval Failure Analysis, sa propre entreprise de récupération d'implants usagés pour fins d'analyses médico-légales.
Selon lui, les implants mammaires actuellement sur le marché représentent encore un risque important, comme ceux bannis il y a 20 ans. Ils engendrent des problèmes de fuites de silicone, de ruptures, de calcification et de contraction capsulaires (sein dur).
«Le problème c'est l'interaction entre un corps étranger et des tissus vivants qui changent continuellement, plaide-t-il. La poitrine est le carrefour stratégique d'un système lymphatique et vasculaire, d'os et de muscles en mouvements, tout ça à quelques centimètres des organes vitaux», détaille le scientifique.
Selon les informations fournies par les fabricants d'implants, la barrière de silicone des nouveaux implants serait plus étanche qu'avant. Le gel à l'intérieur est moins liquide que par le passé et la silicone risque donc moins de s'échapper de son enveloppe, plaident-ils.
Mais ces changements n'impressionnent pas Robert Guidoin, chercheur à l'Institut des biomatériaux du Québec et professeur de chirurgie à la Faculté de médecine de l'Université Laval.
«Ils n'ont toujours pas réussi à stopper les petites molécules de silicone qui passent à travers l'enveloppe de l'implant. Le suintement de la prothèse et l'interaction avec les tissus sont inévitables. Il y a des liquides qui entrent et qui sortent de la prothèse», explique-t-il.
Robert Guidoin, qui a consacré plusieurs années de recherches sur les implants mammaires, déplore que Santé Canada tolère des matériaux sans garantie de sécurité à long terme.
«Les recherches sur l'innocuité du produit sont menées par les fabricants eux-mêmes, qui ne sont évidemment pas impartiaux, dénonce-t-il. Je ne comprends pas que les médecins ne participent pas au développement du produit et que les femmes n'exigent pas de meilleurs implants.»
Malgré nos demandes répétées, Santé Canada a refusé de nous accorder une entrevue sur le sujet. Même refus du côté du fabricant Allergan qui produit les implants Natrelle de même que chez Johnson et Johnson qui fabrique les prothèses mammaires Menthor. «Nous préférons nous tenir loin des médias», a candidement avoué un représentant de l'entreprise.
Santé Canada a attribué une classe IV aux implants mammaires au gel de silicone, soit le niveau de dangerosité le plus élevé pour un produit disponible au pays.
De plus en plus populaire
Jeanne est passée sous le bistouri, en juin dernier, avec la complicité de ses parents. «Ma fille, si ça peut te rendre heureuse, je vais la payer ton augmentation mammaire», lui a dit son père. La jeune étudiante de 20 ans a ainsi pu troquer un soutien-gorge de taille A pour remplir généreusement une taille D. «Le bonheur!», jure-t- elle.
Elles sont de plus en plus jeunes et nombreuses à subir une augmentation mammaire. La popularité de cette intervention explose littéralement chez nos voisins américains où près de 320 000 femmes se sont fait installer des implants en 2010, soit une hausse de 214% depuis 1997.
Chez nous, aucune donnée similaire n'existe, mais le président de l'association qui regroupe les chirurgiens québécois estime à environ 30 000, le nombre de Canadiennes qui ont subi ce type d'intervention chirurgicale l'an dernier, soit plus de 7000 Québécoises.
«Nos chiffres représentent environ 10 % de ce qui se passe aux États-Unis, mais il y a une forte augmentation chez nous aussi», confirme Dr Éric Bensimon.
«La poussière est retombée depuis les recours collectifs, les femmes ont moins peur des prothèses et il y en a beaucoup plus qu'avant qui optent pour une augmentation, surtout les jeunes», se réjouit un chirurgien plasticien.

Implants: principaux risques possibles
ISABELLE MAHER
24/10/2011 04h27 

Principaux risques possibles
Selon Santé Canada
- déformation
- infection grave
- dissolution de matériaux toxiques*
- formation de rides ou de plis
- complique la mammographie
Selon la Food and drug administration (FDA)
- chirurgies supplémentaires avec ou sans retrait de l’implant
- presqu’impossible d’éliminer les fuites de silicone
- fuites de silicone peuvent causer des grumeaux (dans le sein ou ailleurs dans les tissus, le plus souvent la paroi thoracique, l'aisselle ou le bras)
- le silicone pourrait passer à travers l’implant vers le lait maternel*
- prévenir les ruptures en passant un examen d’imagerie par résonance magnétique (IRM) tous les 2 ans
- perte de sensibilité
Selon Santé Canada et la Food and drug administration (FDA)
- maladie du système nerveux, osseux ou autre*
- douleur
- difficultés à allaiter
- rupture silencieuse de l’implant
- maladie des tissus entre les organes*
- infection grave
- contraction capsulaire (cicatrice qui se forme autour de l’implant)
- maladie du système immunitaire*
- non scientifiquement prouvé
Ce qui a changé
- la forme est plus sphérique
- l’enveloppe de certains modèles est opaque et texturée
- la chimie de l’enveloppe aurait été modifiée
- le gel est plus cohésif
- les quantités de composantes du gel varient
- la dimension de la valve a augmenté
- la polymérisation serait améliorée
Ce qui n’a pas changé
- le suintement de la silicone à travers l’enveloppe
- les catalyseurs (platine et étain) seraient les mêmes
- la rupture de l’enveloppe est toujours possible
- la silicone peut toujours migrer dans le corps
SOURCE: FOOD AND DRUG ADMINISTRATION (ÉTATS-UNIS) - SANTÉ CANADA, ROBERT GUIDOIN ET PIERRE BLAIS, SCIENTIFIQUES SPÉCIALISTES
SYLVIE* / 52 ANS
QUAND LE SEIN DEVIENT DUR COMME UNE ROCHE
Complication: contraction de l’enveloppe capsulaire autour de l’implant mammaire.
Pendant les trois années qui ont suivi son intervention chirurgicale, Sylvie a enduré des seins enflés, rouges et douloureux. Elle a dû consulter trois chirurgiens avant d’obtenir un diagnostic de capsulite. Ce dernier lui a retiré ses premiers implants pour lui en remettre de nouveaux à ses frais. Elle avait perdu confiance au premier chirurgien qui n’a jamais su détecter la capsulite et refusait de la réopérer avant un an.
«Je me revois choisir un chirurgien à l’aveuglette. Il ne m’a jamais parlé des risques et même s’il l’avait fait, j’avoue que je ne l’aurais pas trop écouté. Les femmes devraient poser plus de questions. Je sais maintenant que ce n’est pas une opération banale. Si c’était à refaire, je m’informerais plus. Il y a des risques et des conséquences... J’ai été un peu nounoune.»
LOUISE* / 63 ANS
DEUX OPÉRATIONS, DEUX DÉSASTRES
Complications: seins durs et douloureux, implants perforés, fuite de silicone et asymétrie mammaire.
Après une première augmentation mammaire en 2004, les seins de Louise demeurent durs, enflés et très douloureux. Tout en refusant de la voir, son chirurgien tente de la rassurer en lui disant que c’était normal et qu’elle devait se faire des massages. Pendant des mois, la douleur intense ne s’est pas atténuée, mais son chirurgien lui laissait entendre qu’elle se plaignait probablement pour rien. Lorsqu’il a finalement accepté de l’examiner, ce dernier a constaté que les implants étaient percés. Un test a démontré que la silicone fuyait des deux côtés. Son chirurgien lui propose alors de remplacer les implants.
Il m’a dit: « Ne vous inquiétez pas, je vais vous rendre très belle ». «Moi je voulais juste qu’il me rende normale! La seconde intervention chirurgicale a été un échec, il m’a ratée. Je me suis retrouvée avec un sein plus petit et plus haut que l’autre. Plus question que je le laisse me réopérer. Psychologiquement et sexuellement, j’en suis restée très affectée.»
* NOMS FICTIFS

Dans le journal ce matin - 26 octobre 2011



 Le mercredi 26 octobre 2011


Je constate qu'il y a 5 articles, dans le journal, ce matin faisant état de : 



  • violence faite aux femmes
  • dangers des augmentations mammaires sur la santé des femmes
  • sexisme ordinaire
Je copie ici les articles pour référence future : 

1. Sauvé par le manque de psychiatres


DANIEL RENAUD

Un agresseur sexuel qui a attaqué quatre jeunes femmes qui habitaient sur le campus de l’Université McGill n’a pu être déclaré délinquant dangereux ou à contrôler parce qu’aucun psychiatre n’était disponible pour l’évaluer à l’Institut Philippe-Pinel.
Entre septembre 2007 et août 2009, Gean Carlo Deluise Egusquiza, a attaqué chez elles, en pleine nuit, après les avoir suivies, quatre femmes, âgées d’environ 20 ans, dans des immeubles autour de l’Université McGill. Cette affaire avait fait les manchettes à l’époque et provoqué une certaine psychose sur le campus.
Après s’être introduit dans le domicile de ses victimes alors qu’elles dormaient, il se glissait dans leur lit, mettait sa main sur leur bouche et les menaçait si elles criaient ou se débattaient. Dans un cas, il a donné un coup de poing au visage de l’une des jeunes femmes. Dans un autre, alors qu’il effectuait du repérage des lieux avant de commettre son crime, Deluise a même poussé l’ironie jusqu’à conseiller à sa prochaine victime de ne pas se débattre si un agresseur s’introduisait dans son logement, que cela était mieux pour sa sécurité.
Chaque fois, les victimes se sont tellement débattues que Deluise a pris la fuite sans avoir pu assouvir ses bas instincts. Les jeunes femmes sont toutefois restées marquées.
Rupture de psychiatres
Le 12 octobre, Deluise a été condamné à 13 ans de prison par la juge, René Lori Weitzman, de la Cour du Québec, mais n’a pu être déclaré délinquant dangereux ou à contrôler, même si c’était le souhait de la Couronne et de la police.
La raison : les 60 jours de délais prévus par la loi pour l’évaluation sexologique de l’accusé avaient été dépassés.
C’est en effet le 13 juillet dernier que la Couronne avait demandé que l’évaluation soit faite à l’Institut Philippe-Pinel. Or, le 11 août suivant, la cour et les parties ont reçu une lettre de l’Institut indiquant qu’il était «impossible pour leur centre de procéder à l’expertise demandée, faute de personnel disponible».
Le 7 septembre, la Couronne a renouvelé sa demande. Un psychiatre était alors disponible, mais puisque l’évaluation n’aurait pu être terminée dans les 60 jours, soit au plus tard le 13 septembre, la défense s’y est opposée.
Un individu qui est déclaré délinquant dangereux ou à contrôler est assujetti à des conditions durant une plus longue période et doit se rapporter à la police une fois par année.
Facteurs aggravants
Avant d’être condamné à 13 ans de prison, Deluise n’avait aucun antécédent judiciaire. La juge Weitzman a considéré comme facteurs aggravants le fait que l’accusé ait attaqué les victimes chez elles, «un endroit où normalement elles auraient dû être en sécurité, alors qu’elles dormaient et étaient en position de faiblesse, qu’il a utilisé la force physique, qu’il a planifié ses crimes et qu’il n’a pas de sympathie pour ses victimes», a-t-elle dit.

«Malheureux, mais ça risque de se reproduire»

«Je pense que cette évaluation aurait dû être faite», dit le docteur Louis Bérard, directeur des services professionnels à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal.
Selon lui, ce n’est pas la première fois qu’un manque de psychiatres empêche qu’un accusé soit évalué dans les délais et cela «va certainement se reproduire», craint-il.
Objecteurs de conscience
Selon le Dr Bérard, les demandes d’évaluation à son institut augmentent alors que les psychiatres qui les font sont moins nombreux.
Ils sont actuellement quatre alors qu’on en dénombrait cinq ou six à l’aube des années 2000.
«Beaucoup de professionnels considèrent qu’ils ne sont pas là pour faire condamner les gens, mais plutôt pour les soigner. Ils ne veulent pas devenir des auxiliaires au système judiciaire», dit-il.
Le docteur reproche également une trop grande diversification des demandes, par exemple pour les récidivistes de l’alcool au volant, qui s’écartent des compétences des psychiatres de l’institut.
«Avant, les tribunaux étiraient les délais et ça passait. Il fallait s’attendre à ce qu’un jour, un avocat de la défense se lève pour que les délais soient respectés. Je trouve cela malheureux, car lorsque je faisais des évaluations, je trouvais que les demandes étaient toujours très pertinentes», conclut-il.

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2. Blindés contre les poursuites
ISABELLE MAHER
26/10/2011 08h36 
Les porteuses d'implants mammaires aujourd'hui ne pourront plus dire qu'elles n'ont pas été informées des risques. En mettant à leur disposition des mises en garde plus détaillées, les fabricants d'implants mammaires se sont blindés contre d'éventuelles poursuites.
Yves Lauzon est l'avocat qui a représenté 5 000 Québécoises qui en 1993 ont intenté un recours collectif contre des fabricants d'implants mammaires Dow Corning et Baxter.
«Parmi ces femmes il y avait des juges, des escortes, des mères de famille, des danseuses nues. Les implants mammaires ça concerne les femmes de toutes les classes sociales», affirme Me Lauzon.
L'avocat a écouté des centaines de femmes raconter toutes les complications qu'ont entraînées leurs implants mammaires au gel de silicone. Ce fut l'un des dossiers les plus marquants de sa carrière, confie-t-il. «Ces femmes avaient des problèmes d'asymétrie mammaire, de durcissement du sein, des bosses, des cicatrices qui ne guérissent plus», détaille-t-il.
«Ce qui m'a le plus touché, ce sont les dommages psychologiques, c'est plus pernicieux, poursuit-il. Plusieurs ont vu leur couple éclater, d'autres étaient très dépressives, atteintes dans leur féminité. Elles se sentaient flouées, plusieurs étaient très en colère. C'était triste», résume-t-il.
Dédommagement inévitable
Selon cet avocat spécialisé en recours collectif, le manque criant de données publiées par les fabricants sur les risques liés aux implants mammaires a rendu possible un règlement de plusieurs millions de dollars en faveur des plaignantes.
«Les fabricants n'ont pas eu le choix de dédommager les femmes car à l'époque, l'information sur les risques reliés aux implants mammaires était nettement insuffisante. Aujourd'hui, les femmes ont un meilleur accès à l'information sur les complications ce qui rendrait légalement beaucoup plus difficile un recours collectif maintenant», croit Me Yves Lauzon.
En feuilletant un dépliant de mise en garde récemment publié par Allergan, fabricant des implants au gel de silicone Natrelle, Me Lauzon observe une nette différence avec ces mêmes informations publiées avant 1993. «Incroyable, il y a une plus grande quantité d'informations, les fabricants ont retenu des expériences juridiques passées, constate-t-il. Et il y a tout cet effort de marketing», note-t-il.
Les fabricants d'implants ne sont pas les seuls à s'être mis à l'abri d'éventuelles poursuites. En avril 2009, Santé Canada a obtenu un jugement de la Cour Suprême stipulant que le ministère fédéral ne peut être tenu responsable des conséquences subies par les victimes d'implants mammaires au gel de silicone défectueux. La responsabilité incombe donc aux manufacturiers.
Les femmes auraient donc tout intérêt à lire les mises en garde du fabricant, plusieurs nous ont cependant confié ne pas l'avoir fait.
Me Lauzon craint que l'histoire ne se répète. «Près de 20 ans plus tard, la confiance envers les implants est revenue, le marché est aussi grand. Les femmes sont aussi avides de plaire. On retourne à la case départ», se désole-t-il.
* * *
SALINE OU SILICONE?
Nos reportages ont mis en lumière les risques reliés aux implants au gel de silicone, mais selon le chimiste Pierre Blais, des risques similaires se présentent avec les implants à l'eau saline. Des risques tels que:
l'effritement et la rupture de l'enveloppe de l'implant
le durcissement de la capsule

la fuite de la valve

la contamination des liquides

la pression sur les ligaments et les artères mammaires
HISTOIRE DES IMPLANTS CONTROVERSÉS
Milieu des années 40: Premières utilisations de la silicone par des prostituées japonaises.
1962: Les premières prothèses à la silicone développées par Dow Corning sont disponibles au Canada.
Débuts des années 90: De nombreuses porteuses d'implants rapportent de graves problèmes de santé: douleur, fatigue chronique, rupture de prothèse, infection, asymétrie, capsulite, mauvaise cicatrisation, bosses. Au Québec, on évalue à 50 000 le nombre de femmes qui portent des implants.
1992: Santé Canada et la FDA américaine retirent du marché les implants au gel de silicone, sauf pour les femmes qui détiendront une dérogation; 23 965 Canadiennes se sont prévalues de ce droit.
1993: Recours collectifs au Canada et aux États-Unis contre les fabricants d'implants mammaires Dow Corning, Baxter et Bristol-Myers Squibb.
1995: Bristol-Myers Squibb règle à l'amiable et s'engage à verser 28 M$ à 1 800 femmes au Québec et en Ontario, tandis que Dow Corning règle pour 52 M$.
2005: La FDA autorise le retour des implants au gel de silicone.
Octobre 2006: Santé Canada autorise le retour des implants au gel de silicone.


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3. Les Shafia ont loué deux chambres pour «six personnes» la nuit du dramePublié le 25 octobre 2011 à 13h45 | Mis à jour le 25 octobre 2011 à 13h45
(Kingston, Ontario) À deux heures du matin, le 30 juin 2009, Mohammad Shafia et son fils Ahmed ont loué deux chambres au Kingston Motel East, mais il y a eu de la confusion sur le nombre de personnes qui y résideraient. «Six», ont convenu le père et le fils.  «Peut-être neuf», a rectifié Ahmed, après une petite discussion avec son père.
C'est ce que Robert Miller, gérant du Kingston Motel East, est venu dire mardi matin au procès du couple Shafia et de leur fils, accusés d'avoir tué avec préméditation quatre femmes de leur famille. M. Miller a raconté qu'il dormait la nuit du 30 juin, dans la partie résidence du motel, lorsqu'il a été réveillé par une sonnette signalant qu'il y avait des clients. Il a regardé l'heure. Il était deux heures du matin. Il a dit à son interlocuteur qu'il s'habillait et arriverait au comptoir dans quelques minutes. Peu de temps après, M. Miller était effectivement au comptoir. Un homme âgé et un plus jeune voulaient louer deux chambres pour la nuit. La description qu'il a donnée des deux clients correspond à celles des deux accusés. Il y a eu la petite discussion au sujet du nombre de personnes.
«Je leur ai demandé s'il y aurait trois personnes dans chaque chambre, et ils m'ont dit oui», a raconté M. Miller ce matin.  Il se souvient que les deux hommes voyageaient à bord d'un VUS de couleur pâle, probablement gris, qui était stationné devant le bureau de la réception. M. Miller leur a donné les chambres 18 et 19. Ahmed a payé en argent comptant. M. Miller est resté un peu dans son bureau. Il a été surpris de voir le VUS quitter peu de temps après, et s'engager sur l'autoroute 15, vers le Nord. Il croit que le plus jeune des clients (Ahmed) était assis du côté passager. Il ne semble pas avoir vu qui conduisait. Le Kingston Motel East est situé 1488 autoroute 15 à Kingston, à courte distance de l'écluse de Kinston Mills, où les victimes ont été retrouvées quelques heures plus tard,
M. Miller n'est pas retourné au lit immédiatement cette nuit-là. Il a  joué aux cartes sur son ordinateur. Il s'est recouché vers 2h30 ou 2h45. Le VUS n'était toujours pas revenu. D'ailleurs, il n'a jamais revu ce véhicule, a-t-il dit. Il n'a pas vu d'autre véhicule aller à ces chambres.
Le lendemain matin, vers 8h30, le plus vieux des clients (Mohammad Shafia) est venu à la réception, car il voulait faire un interurbain. M. Miller lui a vendu une carte d'appel à dix dollars, et à la demande du client, c'est M. Miller lui-même qui a logé l'appel. Il est tombé sur un message standard de téléphone portable, mais personne n'a répondu.
La femme de chambre attendait que la famille quitte les deux chambres pour faire le ménage, mais les clients ne partaient pas. Mohammad a demandé de leur accorder une demi-heure  de grâce, car il attendait que son fils vienne les chercher. Vers midi, effectivement, une camionnette verte est arrivée et s'est stationnée devant le motel. La famille a demandé de garder les chambres pour un autre soir. Mohammad Shafia a tenté d'obtenir un rabais, ce que M. Miller a refusé. Le procès se poursuit cet après-midi avec d'autres témoins.
Rappelons que Mohammad Shafia, 58 ans, son épouse Tooba, 41 ans, et leur fils Ahmed, 20 ans, sont accusés d'avoir tué avec préméditation Rona Amir Mohammad, 53 ans, première épouse de M. Shafia, ainsi que Zainab, 19 ans, Sahar, 17 ans, et Geeti, 13 ans. Ces trois dernières sont trois des sept enfants que Mohammad Shafia a eus avec sa deuxième épouse (Tooba.) Les cadavres des quatre femmes ont été trouvés le matin du 30 juin 2009, dans une Nissan Sentra engloutie dans l'écluse de Kingston Mills. Le drame s'est produit alors que la famille de dix (trois adultes et sept enfants), revenaient d'un voyage d'une semaine à Niagara Falls, à bord deux voitures: un VUS Lexus, et une Nissan Sentra noire, achetée d'occasion la veille du départ.  La Couronne pense qu'il s'agit de meurtres visant à laver «l'honneur de la famille.
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4. Serial rapist targets sorority sisters in Texas

CHICAGO — Texas police were searching Tuesday for a serial rapist who appears to be targeting sorority sisters after he broke into the homes of four women in their 50s and 60s and attacked them.
The violent assaults by what police believe is the same massive man have sent shockwaves of fear through the Delta Sigma Theta community - the largest historically black sorority in the United States.
None of the women -- who went to different colleges -- knew each other or their assailant. But he told his victims that he knew a fair bit of personal information about them.
"To think that our members are being targeted is disturbing and extremely disheartening," Cynthia Butler-McIntyre, national president of Delta Sigma Theta, said in a statement.
"We encourage members to be alert, remain aware of their surroundings and to call the police if they see anything suspicious or feel threatened."
The sorority urged its alumni to remove sorority paraphernalia from their vehicles, key chains, homes, offices, refrain from wearing clothing or accessories that identify them as members, remove personal information including day-to-day whereabouts from social media, and "avoid going out or staying home alone."
The first assault was in November. By the time the second woman was attacked in April, police were worried they might have a serial rapist on their hands.
The third woman was assaulted in September and the fourth earlier this month.
They were all attacked when they were alone in their homes and the assaults took place between the hours of 9:00 pm and 4:00 am.
Police are hopeful that a newly-released surveillance video will help them track down the rapist, who was described as a black male in his late 30s to mid 40s, somewhere between 5'7 and 6'0, 250-300 pounds.
"Somebody knows this guy," said Heather Bowden, a spokeswoman for the Plano, Texas police department.
"The video -- you can see how he walks, the stance. I'm hoping that now that we've got it out there, someone will say, 'hey that's Ray.'"
While all of the reported assaults occurred in the Dallas area, Bowden warned that other victims may not yet have been identified and that women across the country should be on guard.
"These are the known ones," she told AFP.
"Unfortunately with sexual assault, it's so personal that a lot of people won't come forward, especially with this age group of women, there's still shame attached to it so they won't report it.
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5. En ce qui concerne le sexisme ordinaire, il s'agit d'un texte lu dans le Courrier de Louise Deschâtelets ce matin.  Le titre étant : Suis-je sexiste ?, signé "Une vraie femme fière de l'être", dans lequel l'auteure trouvait inacceptable que des femmes policières fassent autre chose que du travail de bureau car, selon elle, les policières n'ont pas d'autorité face aux citoyens.




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Et un article trouvé par hasard : 


Sois belle et tais-toi!

SOPHIE DUROCHER
24/10/2011 09h19

«S’il y a une femme à la Maison-Blanche, on va devoir subir ses PMS et ses sautes d’humeur.» «Quand Obama parle, on entend: "Dirigeons-nous vers l’avenir". Quand Hilary Clinton parle, on entend: "Sors les poubelles!"»
Ces commentaires d’analystes politiques américains, prononcés à la télé, m’ont fait dresser les cheveux sur la tête quand j’ai visionné le film Miss Representation.
Ce documentaire présenté jeudi dernier à Own, la station d’Oprah Winfrey, a fait l’effet d’une bombe aux États-Unis. La réalisatrice y affirme, avec de nombreux exemples à l’appui, que les médias sont beaucoup plus durs envers les femmes, qu’ils présentent de façon dégradante. Comme le dit une des personnes interviewées: «Les médias traitent les femmes comme de la merde.»
Et après avoir visionné les deux heures de ce document-choc, je vous avoue que j’étais moi aussi... sous le choc.

LA BELLE IMAGE

Jennifer Siebel Newsom présente des extraits de publicités, d’émissions de téléréalité ou de bulletins de nouvelles qui montrent à quel point la télé et la radio envoient toujours aux femmes le même message: «Sois belle et tais-toi.» «On martèle aux femmes que leur valeur vient uniquement de leur apparence physique.»
Les téléréalités sont pointées du doigt. «Ces émissions représentent les pires stéréotypes sur les femmes, qui sont considérées comme purement décoratives, stupides, manipulatrices et pas dignes de confiance. Les corps de femmes sont offerts en vitrine et les gars décident qui a un corps acceptable.»
Les publicités montrent des femmes aux corps parfaits, complètement retouchés. Pas étonnant d’apprendre que 80 % des filles de 17 ans sont insatisfaites de leur corps. «On est confronté à un standard impossible à atteindre», affirme Katie Couric, inquiète pour sa fille.

LES APPARENCES

Le documentaire Miss Representation démontre que les femmes de pouvoir sont sous-représentées dans les médias. Et que quand on voit des femmes fortes, elles y sont ridiculisées.
Et c’est dans le domaine politique que le traitement réservé aux femmes est le plus dur. «Quand Hillary Clinton passe à la télé, je me croise les jambes», dit un commentateur qui a manifestement peur pour ses bijoux de famille. Le documentaire nous montre un montage de dizaines de commentateurs qui ont traité Hillary Clinton de «bitch». L’un d’entre eux la compare même à l’éléphant Dumbo parce qu’elle a de grandes oreilles!
Quand une femme est jolie, comme Sarah Palin, les commentateurs politiques changent de ton : ils font des allusions sexuelles, la traitent de «babe», s’extasient sur ses jambes comme des adolescents en rut et font des blagues de masturbation.
Nancy Pelosi se rappelle que lorsqu’elle s’est présentée en politique, la première question qu’on lui a posée avait été: «Mais qui va s’occuper de vos enfants?» Condoleeza Rice raconte que les journalistes lui demandaient si elle était assez «tough» pour être commandante en chef. «La plupart des hommes que je connais ne sont pas assez tough pour être commandant en chef», leur a-t-elle répondu!

POUVOIR FÉMININ

Quand j’ai visionné ce documentaire coup-de-poing, j’aurais souhaité qu’une politicienne québécoise comme Pauline Marois soit à côté de moi.
J’aurais bien aimé voir sa réaction quand une des femmes interviewées dans le documentaire affirme: «Plus les femmes ont du pouvoir, plus on leur manque de respect.»